Des passants dans une rue de Tripoli, au Liban-Nord. Photo d'illustration Ornella Antar
Lors de cette manifestation au centre des souks de la capitale du Nord, les commerçants ont affirmé dans leurs slogans que le bouclage du pays, allait "les mettre en faillite", rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Ils ont tenté d'ouvrir leurs commerces mais en ont été empêchés par des militaires déployés sur les lieux, ce qui a causé des tensions. "Chabiha ! Chabiha !" ont notamment lancé les contestataires aux soldats.
Pour beaucoup de ces commerçants, le coronavirus est "considéré comme un moindre mal" face aux répercussions de la crise.
Pour faire face à la pandémie et à la saturation des hôpitaux, les autorités ont imposé deux semaines de confinement général, jusqu'au 30 novembre. Au cours de cette période, un couvre-feu est instauré de 17h à 5h et une circulation alternée des véhicules en fonction de leurs plaques d'immatriculation a été décrétée. L'aéroport de Beyrouth, les ports et les postes-frontières restent ouverts et les secteurs vitaux continuent de fonctionner.


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