Des parents d'étudiants à l'étranger manifestant sur la route du palais présidentiel, à Baabda, pour l'adoption de la loi sur le dollar estudiantin, le 19 octobre 2020. Photo d'archives ANI
Des parents d'étudiants libanais à l'étranger ont tenu jeudi matin un nouveau sit-in devant la Banque du Liban pour demander l'application de la loi sur le dollar étudiant. Celle-ci, adoptée le 16 octobre dernier et parue au Journal officiel, n'est toujours pas appliquée par les banques. Elle est censée permettre aux parents de transférer un montant annuel de 10.000 dollars sur la base du taux de 1.515 livres libanaises pour un dollar à tout élève inscrit à l’étranger pour l’année 2020-2021.
Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL), Béchara el-Asmar, était présent et a réclamé l'application de cette loi.
Mercredi, le juge des référés de Nabatiyé, Ahmed Mazhar, avait obligé une banque libanaise à opérer le transfert de l'argent destiné à payer les frais de scolarité d'un étudiant libanais en médecine en Russie, avec une mise en œuvre accélérée, sans quoi la banque devra payer une pénalité de 50 millions de livres libanaises pour chaque jour de délai.
La Banque centrale planche depuis l’adoption de ce texte sur un "mécanisme central" afin d’éviter les fraudes, alors que les banques imposent depuis plus d'un an des restrictions drastiques et illégales sur tous les transferts et transactions en devises. Ce "mécanisme central" n'a pas encore été dévoilé.
Si la livre libanaise est officiellement fixée à 1.507.5 LL contre le dollar, ce taux oscille autour de 7.000 livres sur le marché noir, dans un contexte de crise économique et financière grave.

