Stephanie Williams, envoyée spéciale de l'ONU en Libye lors d'une conférence de presse à Tunis, capitale de Tunisie, le 11 novembre 2020. Photo d'archives unisia aim to create a temporary government to prepare for elections. After years of conflict sparked by a 2011 NATO-backed uprising, Libya has two rival administrations backed by various armed groups and foreign powers. Photo d'archives AFP / Fethi Belaid
Les participants aux négociations sur l'avenir de la Libye sont parvenus à un accord sur la tenue d'élections dans un délai de 18 mois, a annoncé mercredi la représentante spéciale des Nations unies par intérim, qui a salué une "percée" dans un processus de paix toujours confronté à de nombreux obstacles.
"Il y a une véritable dynamique et c'est ce sur quoi nous devons nous concentrer et ce que nous devons encourager", a dit Stephanie Williams au cours d'une conférence de presse à Tunis, où sont réunis depuis lundi 75 acteurs libyens choisis par l'ONU.
L'accord de principe porte sur une feuille de route censée mener à des "élections présidentielle et législatives libres, justes, inclusives et crédibles" avec des étapes permettant d'unifier les institutions libyennes, a-t-elle précisé.
Plongée dans le chaos depuis le renversement et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est divisée entre le gouvernement d'entente nationale (GEN), basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, et l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays.
Les deux camps ont déjà conclu un accord de cessez-le-feu en octobre. La commission militaire conjointe qu'ils ont créée pour définir les détails de cette trêve doit examiner jeudi des propositions visant à un retrait coordonné de la ligne de front.
A Tunis, les discussions prévues jeudi porteront sur les "prérogatives et compétences" d'un nouveau gouvernement unifié de transition chargé de conduire le pays aux élections, a dit Stephanie Williams. Ce nouveau gouvernement aura aussi pour mission de remédier rapidement à la dégradation des services publics et à la corruption, deux problèmes à l'origine de manifestations des deux côtés de la ligne de front cet été, a-t-elle ajouté.
La feuille de route pose aussi les jalons pour lancer un processus de réconciliation nationale, créer un système judiciaire de transition et régler le problème des personnes déplacées, a poursuivi l'émissaire de l'ONU.
"Il y a une véritable dynamique et c'est ce sur quoi nous devons nous concentrer et ce que nous devons encourager", a dit Stephanie Williams au cours d'une conférence de presse à Tunis, où sont réunis depuis lundi 75 acteurs libyens choisis par l'ONU.L'accord de principe porte sur une feuille de route censée mener à des "élections présidentielle et législatives libres, justes, inclusives et crédibles" avec des étapes permettant d'unifier les institutions libyennes, a-t-elle précisé.
Plongée dans le chaos...

