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Des ONG lancent un site pour recenser les violations des droits humains

Des ONG lancent un site pour recenser les violations des droits humains

Le drapeau tunisien. Photo d'illustration Natalia Seliverstova / Sputnik via AFP

Huit organisations non gouvernementales ont lancé samedi en Tunisie un site permettant aux citoyens de recenser eux-mêmes et dénoncer des cas de violation des droits humains et fondamentaux dans le pays.

Cette plateforme, disponible à l'adresse "violations.marsad.tn", "permet à chaque citoyen de documenter et de dénoncer plusieurs types de violations des droits et des libertés, afin de constituer une base de données des exactions commises en temps réel", ont indiqué dans un communiqué conjoint ces ONG, dont Avocats sans frontières, l'Organisation mondiale de lutte contre la torture et Al Bawsala, un observatoire politique tunisien indépendant.

Sur la page d'accueil du site, trois photos prises lors de manifestations en Tunisie montrent l'arrestation musclée d'un homme par deux policiers cagoulés, un manifestant au sol et entouré par deux agents de sécurité, ou encore l'usage par la police de gaz lacrymogènes contre des manifestants. Les utilisateurs peuvent préciser sur le site le type d'agression policière ou de violation de droits recensée: violence physique, menace sur les réseaux sociaux ou encore répression de mouvement social. L'utilisateur, qui peut être une victime ou le témoin d'un incident, doit en fournir les détails et peut également attacher une vidéo.

"La plateforme permettra, après vérification et analyse (des données), d'offrir une assistance juridique et psychologique", ajoutent les ONG. Elles s'engagent, toujours selon leur communiqué, "à protéger toutes les données des utilisateurs du site".

Depuis la révolution de janvier 2011 qui a mis fin au régime policier de Zine El Abidine Ben Ali, la communauté internationale et les défenseurs des droits humains ont salué les progrès démocratiques de la Tunisie mais des affaires d'atteinte à la liberté d'expression, des cas de torture ou de répression policière sont toujours régulièrement dénoncés.

En octobre, des ONG et des représentants de la société civile en Tunisie se sont mobilisés pour rejeter un projet de loi controversé portant sur la "protection" de la police et élargissant le champ d'usage de la force.

L'examen par le Parlement de ce texte qui prévoit des sanctions aggravées contre les agressions à l'encontre des agents des forces sécuritaires armées et retire toute responsabilité à un agent dans l'exercice de ses fonctions, surtout "en situation de danger", a été reporté sous la pression de la société civile.

Huit organisations non gouvernementales ont lancé samedi en Tunisie un site permettant aux citoyens de recenser eux-mêmes et dénoncer des cas de violation des droits humains et fondamentaux dans le pays.Cette plateforme, disponible à l'adresse "violations.marsad.tn", "permet à chaque citoyen de documenter et de dénoncer plusieurs types de violations des droits et des libertés, afin de constituer une base de données des exactions commises en temps réel", ont indiqué dans un communiqué conjoint ces ONG, dont Avocats sans frontières, l'Organisation mondiale de lutte contre la torture et Al Bawsala, un observatoire politique tunisien indépendant.Sur la page d'accueil du site, trois photos prises lors de manifestations en Tunisie montrent l'arrestation musclée d'un homme par deux policiers cagoulés, un manifestant au sol et...