Photo d’archives Roger Dohmen
Le juge de la mise en état du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), Daniel Fransen, a tenu mercredi une troisième conférence de mise en état afin d’examiner l’état d’avancement de l’affaire de l’assassinat de Georges Haoui et des tentatives d’assassinat de Marwan Hamadé et Élias Murr et d’assurer la préparation rapide du procès, en organisant des échanges entre l’accusation, la défense et les représentants légaux des victimes.
Ces conférences doivent notamment permettre de statuer sur les demandes de participation des victimes à la procédure judiciaire, de s'assurer que les différentes parties ont bien reçu la liste de toutes les pièces qui seront produites lors du procès, des témoins appelés à la barre, des preuves à décharge. La défense sera également appelée à exposer la nature de la défense de l'accusé. Un dossier, contenant toutes les informations jugées utiles, sera ensuite envoyé à la chambre de première instance par le juge de la mise en état, explique le juge Fransen dans une vidéo publiée par le Tribunal.
Salim Ayache, membre présumé du Hezbollah, est accusé d’être responsable de l’assassinat de l’ancien secrétaire général du Parti communiste libanais Georges Haoui, le 21 juin 2005, dans un attentat à la voiture piégée près de son domicile dans le quartier résidentiel de Wata Mousseitbé, et des tentatives d'assassinat du député Marwan Hamadé, le 1er octobre 2004 à Beyrouth, et de l’ancien ministre Élias Murr dans la région d’Antélias, le 12 juillet 2005.
Après 15 ans d'enquête, le TSL, basé aux Pays-Bas, avait déclaré, le 19 août dernier, Salim Ayache coupable dans l'attentat ayant tué Rafic Hariri, le 14 février 2005. L'enquête n'a pas établi de lien direct avec les dirigeants du Hezbollah ou le régime syrien, mais a consacré le caractère "politique" du crime.


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