"Désignation de Hariri pour former le gouvernement : rien n'a changé à l'issue du +festival+ de Baabda car ils sont sourds à la douleur du peuple", écrit le Bloc National sur Twitter. Photo Twitter/@nationalbloc_lb
Le Bloc national (BN) dirigé par Pierre Issa a critiqué jeudi la désignation de Saad Hariri au poste de Premier ministre, alors que ce dernier avait démissionné il y a presque un an, jour pour jour, sous la pression de la révolte populaire déclenchée le 17 octobre 2019.
"De la fumée blanche est sortie avec la désignation de Saad Hariri", a ironisé sur Twitter le Bloc national, en comparaison avec les élections papales. "Trente ans après la destruction du pays, un an après le soulèvement du 17 octobre, et deux mois après le crime du port, comme si de rien n'était. Vous êtes le gouvernement du Festival de la fin de l'été à Baabda", a fustigé le Bloc national, dans une pique à peine voilée aux députés qui ont désigné Saad Hariri, le leader du courant du Futur, par 65 voix sur 118 au terme de consultations parlementaires contraignantes qui se sont tenues ce matin à Baabda, après leur report d'une semaine, sur l'initiative du président de la République, Michel Aoun.
"Désignation de Saad Hariri pour former le gouvernement : rien n'a changé lors du festival de Baabda, car ils sont sourds à la douleur du peuple", a encore écrit le BN dans un tweet illustré d'une photo sur laquelle apparaissent Saad Hariri, le président Aoun et le président du Parlement, Nabih Berry, coupant un gâteau.
Saad Hariri, qui a déjà été trois fois Premier ministre, a de nouveau été désigné jeudi pour former un gouvernement. Sa désignation intervient presque un an après sa démission, le 29 octobre 2019, sous la pression d'un soulèvement populaire inédit déclenché le 17 octobre de la même année et qui réclame le départ de la classe politique inchangée depuis des décennies et accusée d'incompétence et de corruption.
Le Bloc national, fondé en 1946 et mené aujourd'hui par Pierre Issa, se définit comme "un parti citoyen et réformateur qui réunit les Libanais autour d'une pratique renouvelée de la politique" et se dit proche des revendications de la révolte populaire.


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