Le logo du CPL. Via l'ANI
Le directoire politique du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) a réitéré samedi son rejet de toute formation d'un gouvernement de technocrates qui serait formé par un Premier ministre qui n'est pas lui-même un technocrate, soulignant encore son refus d'une désignation de l'ancien président du Conseil Saad Hariri à la tête d'une telle équipe.
C'est cette prise de position, exprimée mercredi par le CPL, qui avait poussé la présidence de la République à reporter d'une semaine les consultations parlementaires contraignantes pour la désignation d'un futur Premier ministre, alors que le Liban est dans une sitiation d'expédition des affaires courantes depuis plus de deux mois.
"Nous réaffirmons notre attachement à l'initiative française", qui vise à sortir le pays de la crise, et à "la formation d'un cabinet de mission composé d'un président du Conseil et de ministres technocrates", a affirmé le CPL à l'issue de sa réunion hebdomadaire, tenue par visioconférence. "Nous ne nommerons pas Saad Hariri à la tête du futur cabinet, étant donné qu'il n'est pas technocrate", a ajouté le parti, qui a rejeté les accusations selon lesquelles les aounistes sont responsables du report des consultations contraignantes.
Saad Hariri souhaite mettre sur pied un gouvernement de spécialistes sans affiliation politique pour une durée limitée. Mais ce retour de M. Hariri à la tête d'une nouvelle équipe ministérielle est rejetée notamment par le CPL et les Forces libanaises, et critiqué par la rue. Le cabinet Hariri avait démissionné peu de temps après le lancement du soulèvement d'octobre dernier, qui fête aujourd'hui son premier anniversaire.

