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Libération d'une journaliste arrêtée dans le Sud

Libération d'une journaliste arrêtée dans le Sud

La journaliste égyptienne Basma Mostafa le 4 octobre. Photo Nariman el-Mofty/ AFP.

Une journaliste égyptienne a été remise en liberté après avoir été arrêtée samedi à Louxor, dans le sud de l'Egypte, où elle enquêtait après de récentes manifestations contre le gouvernement, a annoncé mardi le parquet.

"Le procureur général a ordonné la libération de Basma Mostafa après son interrogatoire, ainsi que la poursuite de l'enquête", a indiqué le ministère public dans un bref communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi. Selon le parquet, la journaliste était accusée d'avoir "utilisé son compte personnel sur un site de réseaux sociaux pour publier (...) de fausses nouvelles susceptibles de perturber (...) la sécurité publique". Mais selon le communiqué, "il s'est avéré que le compte n'était pas actif".

Basma Mostafa avait été déférée au parquet dimanche après avoir disparu la veille alors qu'elle effectuait un reportage dans un village près de Louxor.

La journaliste s'intéressait à la mort d'un homme qui aurait été tué par la police pendant des manifestations en septembre dans la région de Louxor, selon Al Manassa, journal en ligne indépendant pour lequel elle travaille. Les autorités n'ont pas fait état d'un mort dans ces rassemblements.

Des dizaines d'Egyptiens ont participé à ces manifestations de faible ampleur, selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, en particulier par des sympathisants des Frères musulmans, organisation classée comme "organisation terroriste". Les images de plusieurs vidéos montrant de nombreux manifestants n'étaient pas authentiques selon la cellule Fact-checking de l'AFP chargée de vérifier les informations circulant sur les réseaux sociaux.

Ces rassemblements ont eu lieu dans un contexte de colère, en particulier dans les zones rurales, contre les réformes économiques menées par le gouvernement depuis 2016 et à une campagne visant à faire cesser les constructions illégales. Les manifestations sont interdites en Egypte depuis 2013.

Lundi, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, avait vu dans l'arrestation de Mme Mostafa des "représailles claires pour la couverture d'informations que le gouvernement égyptien souhaite supprimer". Le même jour, l'Institut international de la presse (IPI), une ONG basée à Vienne, avait dénoncé une arrestation "scandaleuse", accusant la communauté internationale d'être "aveugle face aux graves violations de la liberté de la presse et des droits humains en Egypte". Selon les deux ONG, Basma Mostafa est mariée à Karim Abdelrady, présenté par l'IPI comme "avocat des droits humains (...) représentant plusieurs journalistes détenus et défenseurs des droits humains en Egypte".

Le pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi a emprisonné des milliers d'islamistes dans le cadre d'une répression contre toute dissidence, qui cible aussi des militants libéraux ou laïques, des blogueurs, des artistes et des journalistes.

Une journaliste égyptienne a été remise en liberté après avoir été arrêtée samedi à Louxor, dans le sud de l'Egypte, où elle enquêtait après de récentes manifestations contre le gouvernement, a annoncé mardi le parquet."Le procureur général a ordonné la libération de Basma Mostafa après son interrogatoire, ainsi que la poursuite de l'enquête", a indiqué le ministère public dans un bref communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi. Selon le parquet, la journaliste était accusée d'avoir "utilisé son compte personnel sur un site de réseaux sociaux pour publier (...) de fausses nouvelles susceptibles de perturber (...) la sécurité publique". Mais selon le communiqué, "il s'est avéré que le compte n'était pas actif".Basma Mostafa avait été déférée au parquet dimanche après avoir disparu la veille...