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Dernières Infos - Egypte

Amnesty réclame la libération de centaines de manifestants

Le logo de l'organisation Amnesty International. Photo d'illustration AFP

Amnesty International a exhorté vendredi les autorités égyptiennes à libérer des centaines de personnes arrêtées en septembre lors de manifestations antigouvernementales assez rares dans le pays.

De nombreux rassemblements de faible envergure ont été organisés en septembre dans régions rurales et urbaines pauvres, d'après des vidéos diffusées sur internet et des témoignages. Les manifestants protestaient contre les réformes économiques menées depuis 2016 et contre une campagne visant à faire cesser les constructions illégales, à l'aide notamment d'amendes.

Les manifestations sont interdites en Egypte depuis 2013 et l'état d'urgence est en vigueur depuis 2017.

"Le fait que ces manifestants soient sortis dans la rue tout en connaissant le très grand risque encouru pour leur vie et pour leur sécurité montre l'ampleur de leur désespoir pour réclamer leurs droits économiques et sociaux", a relevé Philip Luther, responsable de l'ONG pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, cité dans un communiqué. "Nous appelons les autorités à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues seulement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression et à se réunir pacifiquement", a-t-il poursuivi, soulignant que "beaucoup ne prenaient même pas part aux manifestations".

Faisant référence aux données d'organisations locales, Amnesty affirme que la police égyptienne a arrêté entre 571 et 735 personnes dans dix-sept gouvernorats entre les 10 et 29 septembre. Et qu'elles avaient entre 11 et 65 ans.

Le parquet a indiqué dimanche avoir ordonné la libération de 68 mineurs. 

Environ 500 personnes restent encore en détention et au moins deux ont été tuées dans des heurts, affirme vendredi Amnesty, réclamant une enquête sur les circonstances de leur mort. Un homme a été tué samedi par des tirs de chevrotine lors de heurts entre manifestants et policiers, ont indiqué à l'AFP sa famille et des sources médicales. Une source de sécurité a nié l'usage de chevrotine par la police, affirmant que seuls des gaz lacrymogènes avaient été tirés pour disperser le rassemblement.

Ces manifestations ont eu lieu après que Mohamed Ali, un célèbre homme d'affaires en exil, a pressé les Egyptiens à descendre dans la rue pour protester contre le président, Abdel Fattah al-Sissi, et le gouvernement. Cet entrepreneur dans le secteur du bâtiment et acteur a publié en 2019 des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, accusant de corruption le président égyptien et l'élite militaire. Ces vidéos avaient entraîné des manifestations dans tout le pays et quelque 4.000 arrestations.

Amnesty International a exhorté vendredi les autorités égyptiennes à libérer des centaines de personnes arrêtées en septembre lors de manifestations antigouvernementales assez rares dans le pays.De nombreux rassemblements de faible envergure ont été organisés en septembre dans régions rurales et urbaines pauvres, d'après des vidéos diffusées sur internet et des témoignages. Les manifestants protestaient contre les réformes économiques menées depuis 2016 et contre une campagne visant à faire cesser les constructions illégales, à l'aide notamment d'amendes.Les manifestations sont interdites en Egypte depuis 2013 et l'état d'urgence est en vigueur depuis 2017."Le fait que ces manifestants soient sortis dans la rue tout en connaissant le très grand risque encouru pour leur vie et pour leur sécurité montre l'ampleur...