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Les opposants à l'accord de normalisation avec Israël dénoncent une "trahison"

Les opposants à l'accord de normalisation avec Israël dénoncent une

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (g), et le roi du Bahreïn, Hamad ben Issa Al-Khalifa. Photos AFP / POOL / Abir SULTAN et Mandel NGAN

Les Bahreïnis opposés à un rapprochement avec Israël ont dénoncé samedi la normalisation des relations avec l'Etat hébreu.

Sur les réseaux sociaux, les hashtags "Des Bahreïnis contre la normalisation" et "la normalisation est une trahison" sont devenus très populaires dès que le président américain Donald Trump a annoncé un accord entre Bahreïn et Israël vendredi.

Bahreïn, un royaume dirigé par des sunnites et comptant une importante population chiite, partage avec Israël une profonde hostilité envers l'Iran. Le pays est le siège de la Ve flotte des Etats-Unis, dont il est très dépendant. Bahreïn est le deuxième pays arabe en un mois à normaliser ses liens avec Israël après les Emirats arabes unis le 13 août.

Le ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdel Latif al-Zayani, a déclaré que cet accord représentait un pas historique vers la paix au Moyen-Orient, mais l'Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas y ont vu "un autre coup de poignard dans le dos" des Palestiniens.

Contrairement aux Emirats arabes unis, l'opposition à la normalisation est profonde au Bahreïn, dont la société civile est active, malgré la répression ces dix dernières années. L'ancien député Ali Alaswad a écrit sur Twitter que l'annonce d'un accord avec Israël "était un jour noir dans l'histoire de Bahreïn".

Le royaume, petit archipel situé entre les rivaux régionaux que sont l'Arabie saoudite et l'Iran, a été frappé par des troubles en 2011, lorsque les forces de sécurité ont réprimé les manifestations de musulmans chiites réclamant des réformes. Des centaines de citoyens ont depuis été emprisonnés et certains déchus de leur citoyenneté pour ce que le gouvernement considère comme leur implication dans des actes de "terrorisme" liés à l'Iran.

Les autorités ont dissous les deux principaux groupes d'opposition, le chiite Al-Wefaq, qui était représenté au Parlement jusqu'en 2011, et la formation laïque de l'Action démocratique nationale, ou Al-Waad, en raison de liens présumés avec des "terroristes". Le leader d'Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, est derrière les barreaux depuis 2014.

"L'accord entre le régime despotique de Bahreïn et le gouvernement d'occupation sioniste est une trahison totale de l'islam et de l'arabisme et une rupture du consensus islamique, arabe et national", a écrit Al-Wefaq sur Twitter.

Pour Hussain Aldaihi, son secrétaire général adjoint, "la normalisation confirme ce qui est certain, à savoir que les régimes (qui s'y engagent) constituent une menace pour leurs pays, leurs peuples et la nation et mettant en oeuvre des programmes contraires aux intérêts des peuples arabes et musulmans". D'autres groupes hostiles à la normalisation, basés à Bahreïn et à l'étranger, ont exprimé leur colère dans des déclarations envoyées aux médias, certains qualifiant l'accord de "honteux".

Les Bahreïnis opposés à un rapprochement avec Israël ont dénoncé samedi la normalisation des relations avec l'Etat hébreu.Sur les réseaux sociaux, les hashtags "Des Bahreïnis contre la normalisation" et "la normalisation est une trahison" sont devenus très populaires dès que le président américain Donald Trump a annoncé un accord entre Bahreïn et Israël vendredi.Bahreïn, un royaume dirigé par des sunnites et comptant une importante population chiite, partage avec Israël une profonde hostilité envers l'Iran. Le pays est le siège de la Ve flotte des Etats-Unis, dont il est très dépendant. Bahreïn est le deuxième pays arabe en un mois à normaliser ses liens avec Israël après les Emirats arabes unis le 13 août.Le ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdel Latif al-Zayani, a déclaré que cet accord...