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Culture - Initiative

Quand des « expats » à Paris se serrent les coudes pour le Liban...

Lancé par un groupe d’expatriés, « Li Watani » est un événement multidisciplinaire alliant performances d’artistes, expositions et ventes d’art dont les revenus seront reversés à plusieurs associations en aide au Liban. Jean Abou Faysal, l’un de ses instigateurs, en parle à « L’Orient-Le Jour »*.

Quand des « expats » à Paris se serrent les coudes pour le Liban...

L’affiche Instagram de l’événement.

Comment est née l’idée du projet Li Watani ?

Au moment où le Liban a commencé à péricliter en pleine crise socio-économique, à laquelle est venue se rajouter celle, sanitaire, du oronavirus, nous nous étions regroupés avec quatre expatriés à Paris pour réfléchir à des moyens de venir en aide aux Libanais. La terrible explosion du 4 août n’a fait que renforcer notre volonté d’épauler notre pays dans cette étape infiniment triste et dure qu’il traverse en ce moment. Sauf qu’il fallait qu’on agisse vite, puisque les aides devenaient de plus en plus urgentes. Ce qui a été fabuleux, c’est qu’aussitôt, plus de 100 actifs libanais se sont rassemblés autour de ce projet. Chacun de nous, venant de professions différentes, a apporté son aide à sa manière, entre curation des œuvres d’art, gestion des fonds récoltés et communication… Nous avons tout organisé et monté en moins d’un mois.

Une photo dans le cadre de « Liwatani ».

C’est une initiative particulière car elle regroupe en fait plusieurs événements en un…

Justement, l’idée était d’approcher l’art en tant qu’ensemble en créant un concept immersif où les visiteurs peuvent déambuler dans l’espace, passer d’une présentation de l’organisation à but non lucratif Impact Lebanon à des performances d’artistes, projections vidéo, lectures de poésie avec Joy Habib, Omar Hamaoui, Marc Koreish et Jeff Kassab ; des concerts live avec Michael Keldany, Ada Harb, Chris Hakim, Emilio Sakr, Raja Harb ou encore Léa Moussali et Victor Pascal ; des DJ sets avec Radio Karantina, Raja Harb et Tarek Cattan ; une lecture de la pièce de Aya Saleh avec Carlo Mouzannar, Ada Harb, Romain Husseini, Charbel Kamel, Hanane Dirani et Pascale Seigneurie… Sans oublier la large exposition d’œuvres de créatifs libanais qui rassemble des artistes visuels, illustrateurs et peintres (dont Joseph Kai, Tracy Chahwan, Ahmad Amer, Ivan Debs et Dear Nostalgia), des photographes (dont Swen Renault, Lynn Abyad, Tarek Raffoul et Salwa Eid), des créateurs de mode (dont Renaissance_Renaissance, Sandra Mansour, Krikor Jabotian, Vanina et Emergency Room) et même une buvette qui servira un repas libanais composé de mezzés et d’arak.

Comment s’est fait le choix des artistes et intervenants ?

Le point de départ de ce projet, en plus d’aider le pays matériellement, était la volonté de ces artistes de se faire entendre, alors que leurs œuvres ont été menacées par la multitude de crises en cours au Liban. On voulait à la fois soutenir le pays et mettre en lumière le talent de tous ces artistes qui ont permis à notre scène culturelle de fleurir comme elle l’a fait.

C’est ainsi qu’on a lancé un appel aux créatifs qui voulaient faire partie de l’initiative, en plus du travail de recherche effectué par notre équipe au cours du dernier mois, dans l’objectif d’y entraîner le plus de monde possible.

Au programme de Li Watani, des DJ sets avec Radio Karantina. Photos DR

De quelle manière le public présent pourra aider ?

Ce soir, donc, les présents auront plusieurs moyens d’apporter leur contribution à Li Watani. D’abord, à la faveur de l’exposition d’art et de mode, une partie des bénéfices des ventes seront reversées aux artistes qui présentent leur travail afin de couvrir leurs frais de production; et l’autre aux associations Haven For Artists, une ONG dont le but est de soutenir la scène artistique underground libanaise; à l’initiative United for Lebanese Artists qui apportera, comme son nom l’indique, un support à l’industrie créative touchée par l’explosion, mais aussi au Queer Relief Fund car il était important pour nous de donner un coup de pouce à la communauté LGBTQ libanaise qui a également été très impactée par l’explosion du 4 août. Il y aura aussi une boîte destinée aux donations dont les recettes iront à ces trois associations. Parallèlement à ça, à travers un système de QR codes, les visiteurs pourront faire des donations qui iront à plusieurs associations et ONG qui soutiennent Beyrouth. Enfin, l’organisation à but non lucratif Impact Lebanon, engagée auprès du Liban depuis plusieurs mois, présentera ses activités et projets au cours de la soirée.

*Li Watani, ce soir, mardi 8 septembre, entre 18h et 23h30 au Petit Bain, au 7 Port de la Gare, XIIIe arrondissement de Paris.


Comment est née l’idée du projet Li Watani ? Au moment où le Liban a commencé à péricliter en pleine crise socio-économique, à laquelle est venue se rajouter celle, sanitaire, du oronavirus, nous nous étions regroupés avec quatre expatriés à Paris pour réfléchir à des moyens de venir en aide aux Libanais. La terrible explosion du 4 août n’a fait que renforcer notre volonté...

commentaires (3)

Y a-t-il une branche à Montréal ? Indiquez moi quoi, où et comment ? Merci et courage.

MIRAPRA

17 h 37, le 08 septembre 2020

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Commentaires (3)

  • Y a-t-il une branche à Montréal ? Indiquez moi quoi, où et comment ? Merci et courage.

    MIRAPRA

    17 h 37, le 08 septembre 2020

  • Vous ne pouvez pas contaminer un peu nos chanteurs milliardaires ne serait ce qu’en leur faisant rendre leur voix car n les entend plus ! Pauvre Pauvre Liban !

    PROFIL BAS

    11 h 29, le 08 septembre 2020

  • BRAVO ,les artistes! J.P

    Petmezakis Jacqueline

    06 h 30, le 08 septembre 2020

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