Vue sur les décombres du port de Beyrouth, le 31 août 2020. Photo REUTERS/Gonzalo Fuentes/Pool
Trois autres mandats d'arrêt ont été émis contre des détenus de nationalité syrienne et qui ont, selon les autorités, effectué les travaux de soudage qui ont déclenché l'incendie dans le hangar 12. Il s'agit d'Ahmad Rajab, Khoder Ahmad et Raëd Ahmad. Ils ont été auditionnés par le juge Sawan avant d'être placés sous mandats d'arrêts. Le juge devra demain entendre quatre officiers libanais dans le cadre de l'enquête.
Depuis le début de cette enquête, une vingtaine de personnes ont été arrêtés, notamment des employés et responsables du port, son ancien directeur général Hassan Koraytem et le directeur général des douanes, Badri Daher.
De nombreux responsables libanais ont reconnu avoir été mis au courant de la présence, depuis 2014, des 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium qui ont, selon les explications officielles, soufflé Beyrouth après un incendie déclaré dans le hangar où elles étaient stockées sans précaution. Le président de la République, Michel Aoun, refuse qu'une enquête internationale soit menée, affirmant que celle-ci "diluerait la vérité". Une enquête nationale est en cours. La double explosion du 4 août a fait, selon le dernier bilan disponible, 190 morts et 6.500 blessés.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine