Mike Pompeo. REUTERS/Ricardo Rojas
Les Etats-Unis ont "salué" mardi la condamnation d'un membre présumé du Hezbollah, Salim Ayache, pour l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, annoncée par le Tribunal spécial pour le Liban.
"La condamnation d'Ayache contribue à confirmer ce que le monde reconnaît de plus en plus: que le Hezbollah et ses membres ne sont pas des défenseurs du Liban comme ils le prétendent, mais forment une organisation terroriste dont l'objectif est de promouvoir les projets sectaires néfastes de l'Iran", a estimé dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.
Il a encore condamné l'"exploitation" par le Hezbollah du système financier libanais, sa "dégradation des institutions et ses actions provocatrices et dangereuses" qui mettent en péril "la récupération potentielle et le bien-être financier du Liban", alors que le peuple "souffre d'une crise économique écrasante". "Les activités terroristes et illicites du Hezbollah au Liban et dans le monde entier démontrent qu'ils s'intéressent plus à leurs propres intérêts et à ceux de l'Iran qu'à ceux du Liban et de son peuple", a ajouté le secrétaire d'Etat.
Le TSL a rendu mardi son jugement concernant l'attentat du 14 février 2005 au terme d’une longue audience qui s’explique par la volonté des magistrats d’argumenter le verdict qui expose en détail le contexte dans lequel l’assassinat avait été commis et les motifs de cet acte. Le tribunal évoque l’appartenance des accusés au Hezbollah mais reconnaît qu’aucune preuve n’a permis d’établir un "lien direct" entre l’attentat et la Syrie ou le Hezbollah. Les trois autres accusés de ce procès, Hassan Habib Merhi, Hussein Oneïssi et Assaad Sabra ont, eux, été acquittés.

