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Israël salue l'ouverture du Soudan en vue d'une normalisation



Israël salue l'ouverture du Soudan en vue d'une normalisation

Benjamin Netanyahu à l'aéroport Ben Gourion, le 17 août 2020. Emil Salman/Pool via REUTERS

Les autorités israéliennes ont salué mardi les déclarations du Soudan qui a reconnu des contacts en vue d'une normalisation entre les deux pays, cinq jours après un accord entre Israël et les Emirats arabes unis.

En février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé avoir convenu "d'entamer une coopération qui normalisera les relations entre les deux pays" au terme d'un entretien en Ouganda avec le dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhane. Mais le gouvernement soudanais avait ensuite démenti que la question de la "normalisation" avait été abordée durant cet entretien.

Interrogé par l'AFP à Khartoum s'il y avait bien des contacts directs entre le Soudan et Israël, le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Haider Badawi, a répondu: "je ne peux pas le nier". Et il a eu la même réponse à la question de savoir si le Soudan avait entrepris des démarches pour signer un accord avec l'Etat hébreu. Il a aussi jugé "courageuse" la décision des Emirats arabes unis, annoncée le 13 août, d'établir des relations officielles avec l'Etat hébreu.

Sur la chaîne Sky News Arabia, M. Badawi a affirmé qu'il n'y avait "pas de raison pour la poursuite de l'hostilité entre le Soudan et Israël", des mots qui ont aussitôt suscité des réactions côté israélien. "Israël, le Soudan et toute la région vont bénéficier de l'accord de paix et vont construire ensemble un avenir meilleur pour tous les peuples de la région", a déclaré Benjamin Netanyahu, semblant faire référence à un éventuel accord avec Khartoum. "Nous ferons ce qui est nécessaire pour transformer cette vision en réalité", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Les "trois non"

Israël et le Soudan n'entretiennent pas de relations. La Ligue des Etats arabes avait historiquement fait du règlement du conflit israélo-palestinien la condition d'une normalisation avec l'Etat hébreu.

Après la guerre des Six Jours, qui a vu en 1967 Israël s'emparer notamment de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza, la majeure partie des dirigeants arabes s'était réunie au Soudan pour adopter la résolution de Khartoum connue pour ses "trois non": non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël, non aux négociations avec l'Etat hébreu. "53 ans après la déclaration de Khartoum (...) il y a un changement fondamental à l'oeuvre au Moyen-Orient en général et au Soudan en particulier", a commenté le chef de la diplomatie israélienne, Gabi Ashkenazi. "Nous poursuivrons le dialogue dans un avenir rapproché afin d'améliorer nos relations et ce, jusqu'à la signature d'un accord de paix qui respecte les intérêts des deux parties", a-t-il ajouté sur Twitter.

L'ex-président soudanais Omar el-Béchir, chassé du pouvoir l'an dernier par un mouvement de contestation, accusait régulièrement Israël de soutenir des groupes rebelles dans la région soudanaise du Darfour au plus fort de la guerre civile.

Khartoum avait aussi soupçonné Israël en 2009 d'avoir mené des frappes aériennes sur un convoi d'armes iraniennes en route pour la bande de Gaza, territoire palestinien contrôlé par le Hamas et dont les chefs se rendaient à Khartoum sous Omar el-Béchir. L'Egypte et la Jordanie avaient été les premiers pays arabes à signer un traité de paix avec Israël, respectivement en 1979 et en 1994.


Les autorités israéliennes ont salué mardi les déclarations du Soudan qui a reconnu des contacts en vue d'une normalisation entre les deux pays, cinq jours après un accord entre Israël et les Emirats arabes unis.En février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé avoir convenu "d'entamer une coopération qui normalisera les relations entre les deux pays" au terme...