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Russie

Le Kremlin réclame la libération des Russes arrêtés au Bélarus

Le Kremlin réclame la libération des Russes arrêtés au Bélarus

Le président russe, Vladimir Poutine (c), le 26 juillet 2020 à Saint-Pétersbourg. Photo Sputnik/Alexei Druzhinin/Kremlin via REUTERS

Le Kremlin a réclamé vendredi la libération des 33 Russes arrêtés au Bélarus et accusés d'avoir voulu y orchestrer des "émeutes de masse" à quelques jours d'une présidentielle difficile pour l'autoritaire président Alexandre Loukachenko.

Selon Minsk, les suspects sont des hommes de l'entreprise paramilitaire privée Wagner, un groupe accusé de longue date d'être proche du Kremlin et de déployer ses mercenaires sur des terrains d'opération étrangers.

"Nous espérons que nos alliés bélarusses vont expliquer cet incident dans les plus brefs délais et que nos citoyens seront libérés", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a jugé "sans fondement" les arrestations de ces ressortissants, dont certains ont combattu dans la guerre en Ukraine, si bien que Kiev a demandé leur extradition.

M. Peskov a confirmé vendredi que ces Russes travaillaient pour une société de sécurité privée, sans toutefois la nommer, et qu'ils transitaient au Bélarus pour se rendre en Turquie vers une destination non précisée. "Ils n'avaient rien d'illégal sur eux et n'ont rien fait pour violer la loi", a insisté le porte-parole du Kremlin.

Alliés historiques, la Russie et le Bélarus entretiennent des relations tendues depuis fin 2019, Alexandre Loukachenko accusant la Russie de vouloir réduire son pays à l'état de vassal et de s'ingérer dans le scrutin du 9 août, ce que Moscou dément.

Le Bélarus accuse les 33 Russes, ainsi que quelque 200 autres encore recherchés, d'avoir cherché à "déstabiliser" le pays à l'approche de l'élection présidentielle, un scrutin mouvementé pour le dirigeant bélarusse qui vise un sixième mandat. Les autorités accusent ces hommes d'avoir tenté d'organiser avec deux opposants incarcérés depuis des semaines, Sergueï Tikhanovski et Mikola Statkevitch, des "émeutes de masse".

Pour sa part, l'épouse de M. Tikhanovski, Svetlana Tikhanovskaïa, candidate à la présidentielle du 9 août qui apparaît comme la principale rivale d'Alexandre Loukachenko, a rejeté ces accusations. Selon elle, cette affaire est une mise en scène du pouvoir bélarusse, qui a arrêté des mercenaires que d'ordinaire Minsk laisse "utiliser le Bélarus comme une base de transit" vers des points chauds du globe.

"Personne ne peut croire que ces combattants nous ont été envoyés pour les élections. Qu'ils voulaient faire une révolution ici", a déclaré Mme Tikhanovskaïa jeudi, lors d'un rassemblement à Minsk ayant réuni des dizaines de milliers de ses partisans. M. Tikhanovskaïa a remplacé au pied levé son mari, un vidéo-blogueur très populaire, dans la course à la présidence, après son arrestation en mai pour des motifs qualifiés de politiques par ses partisans.


Le Kremlin a réclamé vendredi la libération des 33 Russes arrêtés au Bélarus et accusés d'avoir voulu y orchestrer des "émeutes de masse" à quelques jours d'une présidentielle difficile pour l'autoritaire président Alexandre Loukachenko.

Selon Minsk, les suspects sont des hommes de l'entreprise paramilitaire privée Wagner, un groupe accusé de longue date d'être proche du...