Des manifestants réclamant la démission du ministre du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé, à Hamra, le 14 juillet 2020. Photo Joao Sousa
Quelques activistes ont manifesté mercredi devant le ministère du Tourisme, dans le quartier beyrouthin de Hamra, alors qu'un sit-in permanent a été déclaré à cet endroit jusqu'à la démission du ministre Ramzi Moucharrafiyé. Cette action a été lancée en solidarité avec l'activiste antipouvoir et avocat Wassef Haraké, qui avait été agressé il y a près de deux semaines par des hommes qui ont avoué être liés au ministère et au Parti démocratique libanais (PDL), auquel appartient M. Moucharrafiyé.
Dans la matinée, plusieurs manifestants sont parvenus à entrer au sein du ministère, où ils ont demandé à rencontrer le ministre. Ce dernier ne se trouvait toutefois pas sur les lieux.
Mardi, le bâtonnier de Beyrouth, Melhem Khalaf, avait appelé le ministre Moucharrafiyé à présenter immédiatement sa démission. Un appel au sit-in ouvert avait ensuite été lancé, notamment par le groupe issu de la société civile Beirut Madinati, auquel une centaine de personnes avaient déjà répondu dans la soirée.
Le 3 juillet dernier, alors qu'il quittait les locaux de la Voix du Liban dans le quartier d'Achrafieh à Beyrouth, Wassef Haraké avait été agressé, selon son récit, par quatre personnes qui circulaient à motocyclettes. Il a été frappé au moyen d'"objets tranchants" et ses assaillants ont tenté de lui dérober son téléphone portable.
L'enquête des Forces de sécurité intérieure (FSI) sur cette agression avait permis l'arrestation de six Libanais et révélé qu'une des voitures qu'ils utilisaient était immatriculée au nom du ministère du Tourisme. Les agresseurs avaient avoué avoir mené cette attaque contre l'activiste en représailles d'un sit-in organisé par ce dernier au sein du ministère des Affaires sociales, il y a plusieurs semaines, et qu'ils appartenaient au PDL, la formation du député druze Talal Arslane.


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