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Liban

Crise : bloc du Futur accuse le gouvernement d'"indifférence"


Crise : bloc du Futur accuse le gouvernement d'

Le groupe parlementaire du Futur lors de sa réunion hebdomadaire à la Maison du Centre, à Beyrouth, le 7 juillet 2020. Photo Dalati et Nohra

Le groupe parlementaire du courant du Futur de l'ancien Premier ministre Saad Hariri a estimé que les propos ayant émergé ces derniers jours concernant une démission du cabinet de Hassane Diab et la volonté de M. Hariri de reprendre la tête de la présidence du Conseil tenaient de la "désinformation", accusant le gouvernement "d'indifférence" quant aux répercussions de la crise économique et financière sur les Libanais. 

"Les déclarations de certains piliers du pouvoir actuel et de son gouvernement suggérant que Saad Hariri veut revenir au pouvoir sont de la désinformation et servent à jeter de la poudre aux yeux", a affirmé le député Mohammad Hajjar à l'issue d'une réunion du groupe. Les députés du Futur ont encore appelé les formations ayant formé le gouvernement actuel à "prendre leurs responsabilités pour faire face à la crise et sauver le pays", en lançant des réformes, surtout concernant le secteur de l'électricité". Celui-ci est reconnu comme l'une des principales sources de gaspillage et de corruption au Liban. Le groupe parlementaire a dénoncé "la politique d'indifférence" du cabinet face à la crise. 

Les députés haririens ont par ailleurs mis en garde contre les tentatives de certaines parties de vouloir "exploiter l'effondrement actuel" du pays pour imposer un régime policier. 

Alors que le Liban continue de s'enfoncer dans la pire crise économique de son histoire, le gouvernement de Hassane Diab, qui tarde à lancer les réformes requises, a été la cible de nombreuses critiques, même parmi les rangs de ses parrains. Dans ce cadre, l'ancien Premier ministre Saad Hariri, qui avait démissionné sous le poids de la rue, avait même fait savoir dernièrement que s'il devait être reconduit à son poste, il ne le ferait qu'à ses propres conditions. Une option rejetée d'emblée par le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, et le Hezbollah, lequel affirme rester attaché au cabinet Diab, par crainte d'une vacance du pouvoir.


Le groupe parlementaire du courant du Futur de l'ancien Premier ministre Saad Hariri a estimé que les propos ayant émergé ces derniers jours concernant une démission du cabinet de Hassane Diab et la volonté de M. Hariri de reprendre la tête de la présidence du Conseil tenaient de la "désinformation", accusant le gouvernement "d'indifférence" quant aux répercussions de la crise...