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Dernières Infos - Contestation

Nouveaux sit-in et fermetures de routes dans un Liban qui s'enfonce dans la crise

Nouveaux sit-in et fermetures de routes dans un Liban qui s'enfonce dans la crise

Des manifestants bloquant la route de Kaskas, dans le sud de Beyrouth, le 1er juillet 2020. Photo ANI

Les Libanais, accablés par la crise économique et financière et ses répercussions dans tous les secteurs, ont mené de nouvelles actions de contestation dans tout le pays mercredi.

A Tripoli, quelques dizaines de manifestants se sont mobilisés devant l'Office des eaux du Liban-Nord et la branche locale du ministère des Finances, afin de protester contre la dégradation de la situation socioéconomique, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Devant l'Office des eaux de la capitale du Nord, les contestataires ont scandé des slogans protestant contre les coupures de l'approvisionnement en eau pour les abonnés en retard de paiement. Ils ont menacé les fonctionnaires de cette institution de forcer sa fermeture, si les raccordements n'étaient pas rétablis. A quelques rues de là, devant le ministère des Finances, les manifestants ont empêché les fonctionnaires de rentrer dans l'établissement. Leur sit-in a provoqué des embouteillages dans le quartier.

Des conducteurs de taxis et bus ont par ailleurs observé un sit-in sur la place el-Nour, afin de dénoncer le fait que "les Libanais sont mis à mort" par la crise, ainsi que "la chute de la livre libanaise jusqu'à l'augmentation du prix du paquet de pain". Un porte-parole du mouvement a déploré les "politiques improvisées" des autorités face à la crise "qui plonge toujours plus le pays dans le chaos".

Routes bloquées
Dans l'après-midi, des manifestants ont fermé la route reliant Tripoli au Akkar, au niveau du quartier de Bab el-Tebbané, selon l'Ani. 

Par ailleurs, dans le sud de Beyrouth, des contestataires ont fermé la route menant de Kaskas à Chatila, au moyen de bennes à ordures, ainsi que d'autres voies menant au rond-point dit de "Cola", au niveau de Corniche Mazraa, Barbir et de la Cité sportive. Des échauffourées ont éclaté avec des soldats qui tentaient de rouvrir l'axe routier, ce qui a provoqué un afflux toujours plus nombreux de manifestant.
Des barrages ont également été placés sur l'avenue Béchara el-Khoury, dans la capitale. 

Depuis plusieurs mois, le Liban est secoué par la plus grave crise économique de son histoire, marquée par une dépréciation inédite de sa monnaie nationale qui a plongé près de la moitié de la population dans la pauvreté. Mardi, la monnaie nationale s'échangeait à plus de 8.500 livres pour un dollar sur le marché noir, contre 5.000 livres il y a dix jours. La crise actuelle a sonné le glas d'une classe moyenne déjà échaudée par des années de ralentissement économique. La crise économique a été l'un des catalyseurs en octobre d'un soulèvement inédit contre l'ensemble de la classe politique, accusée de corruption et d'incompétence.

Libération de détenus
Quelques dizaines de manifestants se sont en outre rassemblés devant le Palais de justice de Beyrouth afin de réclamer la libération de personnes arrêtées ces dernière semaines dans le cadre de la campagne de répression des critiques lancées contre le président libanais, Michel Aoun. Un des avocats de ces détenus, présent sur les lieux, a dénoncé le fait que le Parquet "a lancé des poursuites contre toutes ces personnes arrêtées, sans distinction" et a "rejeté la décision de les libérer sous caution". "Nous poursuivrons notre mobilisation jusqu'à ce que nos enfants soient libérés", ont de leur côté lancé les familles des détenus. 

Ils ont levé leur sit-in avec l'annonce de la libération des vingt activistes, approuvée par la chambre d'accusation de Beyrouth. 

Les Libanais, accablés par la crise économique et financière et ses répercussions dans tous les secteurs, ont mené de nouvelles actions de contestation dans tout le pays mercredi. A Tripoli, quelques dizaines de manifestants se sont mobilisés devant l'Office des eaux du Liban-Nord et la branche locale du ministère des Finances, afin de protester contre la dégradation de la situation socioéconomique, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Devant l'Office des eaux de la capitale du Nord, les contestataires ont scandé des slogans protestant contre les coupures de l'approvisionnement en eau pour les abonnés en retard de paiement. Ils ont menacé les fonctionnaires de cette institution de forcer sa fermeture, si les raccordements n'étaient pas rétablis. A quelques rues de là, devant le ministère des...