Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Photo d'archives REUTERS/Rafael Marchante
La visite prévue dimanche en Turquie des ministres russes des Affaires étrangères et de la Défense, qui devait notamment porter sur la situation en Libye et en Syrie où les deux pays soutiennent des parties opposées, a été annulée, a annoncé Ankara. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue de la Défense Sergueï Choïgou étaient attendus à Istanbul, conformément à un accord entre les présidents Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, avaient indiqué samedi les ministères russe et turc des Affaires étrangères.
Selon le ministère turc des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu s'est entretenu dimanche au téléphone avec Sergueï Lavrov et ils sont convenus de poursuivre les contacts entre les diplomates des deux pays et de tenir "les réunions au niveau ministériel à une date ultérieure".
La Turquie et la Russie, dont les dirigeants se sont rapprochés au cours des dernières années, soutiennent des parties opposées en Libye, en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. La Turquie - de même que le Qatar - appuie le Gouvernement d'union libyen (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par les Nations unies, face aux forces dissidentes du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est soutenu notamment par la Russie, l'Egypte et les Emirats arabes unis. Ankara a notamment fourni des avions pour aider le GNA ainsi que des mercenaires syriens, des conseillers militaires et des drones, permettant à ses troupes d'inverser le rapport de force et de multiplier les succès militaires ces dernières semaines.
Sur la Syrie, la Turquie et la Russie s'emploient à trouver une solution politique même si les deux pays soutiennent là aussi des parties opposées.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif est attendu pour sa part à Istanbul dimanche et doit avoir des entretiens avec les responsables turcs lundi, selon une source diplomatique turque.
L'Iran et la Russie soutiennent le président Bachar el-Assad alors que la Turquie appuie le camp rebelle.


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