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Les manifestations antiracistes "prises en otage par des extrémistes", selon Boris Johnson

Les manifestations antiracistes

Manifestation de soutien au mouvent "Black Lives Matter", contre le racisme et la violence dans la police, le 12 juin 2020 à Londres. AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a jugé que les manifestations antiracistes de ces derniers jours au Royaume-Uni avaient été "prises en otage par des extrémistes", appelant à ne pas "censurer le passé" après des déboulonnages ou dégradations de statues de figures coloniales.

"Clairement, les manifestations ont malheureusement été prises en otage par des extrémistes ayant pour objectif la violence", a écrit M. Johnson sur Twitter, dénonçant des "attaques contre la police intolérables et abominables". "La seule attitude responsable à avoir est de rester à l'écart de ces manifestations", a-t-il ajouté.

Plusieurs symboles du passé colonial du Royaume-Uni ont été récemment la cible de manifestants, dans la foulée de la vague d'actions de protestation contre la mort de l'Américain noir George Floyd, asphyxié par un policier blanc. Par crainte de nouveaux débordements pendant le week-end, la statue de l'ancien Premier ministre Winston Churchill près du Parlement à Londres a été mise à l'abri dans une boîte, et d'autres monuments ont été protégés. Ce monument au héros de la Deuxième guerre mondiale, souvent cité en modèle par Boris Johnson, avait été tagué avec l'inscription "était un raciste" il y a quelques jours.

"Il est absurde et honteux que ce monument national se trouve soumis aujourd'hui au risque d'attaques de la part de manifestants violents", a dénoncé Boris Johnson. "Certes, il a parfois exprimé des opinions qui étaient et restent inacceptables pour nous aujourd'hui mais c'était un héros et il mérite son mémorial". "Nous ne pouvons pas réécrire ou censurer notre passé. Nous ne pouvons pas prétendre avoir une histoire différente", a-t-il ajouté. Ces personnages "avaient des perspectives différentes, des visions différentes du bien et du mal", a-t-il poursuivi. "Mais ces statues nous apprennent des choses sur notre passé, avec tous ses défauts. Les retirer reviendrait à mentir sur notre histoire, et appauvrir l'éducation des générations à venir".

Certaines collectivités locales travaillistes ont décidé de retirer certains monuments glorifiant des personnages colonialistes ou ayant tenu des propos jugés racistes.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a jugé que les manifestations antiracistes de ces derniers jours au Royaume-Uni avaient été "prises en otage par des extrémistes", appelant à ne pas "censurer le passé" après des déboulonnages ou dégradations de statues de figures coloniales."Clairement, les manifestations ont malheureusement été prises en otage par des extrémistes ayant pour objectif la violence", a écrit M. Johnson sur Twitter, dénonçant des "attaques contre la police intolérables et abominables". "La seule attitude responsable à avoir est de rester à l'écart de ces manifestations", a-t-il ajouté.Plusieurs symboles du passé colonial du Royaume-Uni ont été récemment la cible de manifestants, dans la foulée de la vague d'actions de protestation contre la mort de l'Américain noir George Floyd,...