Le logo du syndicat des hôpitaux du Liban. Photo Ani
Le syndicat des hôpitaux du Liban a affirmé lundi que les établissements hospitaliers ne pouvaient plus continuer à supporter les pertes liées à la dépréciation de la livre libanaise face au dollar, la monnaie nationale ayant perdu plus de la moitié de sa valeur face à la devise américaine.
"L'augmentation des coûts à l'achat des équipements et des services essentiels, alors que le dollar s'échange à plus de 4 000 L.L., est à la seule charge des hôpitaux, alors que les factures de la sécurité sociale adoptent le taux de change officiel de 1 500 livres", indique le syndicat, dénonçant le fait que certains importateurs d'équipements médicaux insistent pour être payés en dollars.
Dans ce contexte, les hôpitaux réclament que l'Etat paie les arriérés qui leur sont dus pour l'année 2019 et le premier trimestre de l'année 2020 dans un délai de deux semaines, la formation d'une commission sur les tarifs hospitaliers ainsi que la création d'un mécanisme de tarification avec les importateurs d'équipements médicaux.
Fin avril, le Parlement avait accepté d'ouvrir une ligne de crédit de 450 milliards de livres, afin de payer les arriérés de l'Etat aux hôpitaux privés. Depuis 2012, l'Etat a accumulé une dette évaluée à 2000 milliards L.L. à l'égard du secteur hospitalier privé, dont un certain nombre d'établissements ont investi des fonds importants pour adapter leurs services ou leurs étages à la lutte contre la pandémie du Covid-19.


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