La chancelière allemande Angela Merkel serrant la main du président chinois, Xi Jinping. Photo d'archives AFP
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a plaidé vendredi pour le dialogue plutôt que des sanctions à l'encontre de la Chine, qui affronte une pression grandissante des occidentaux en raison de sa volonté d'imposer une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.
"L'expérience a montré qu'il était avant tout important de dialoguer avec la Chine", a déclaré M. Maas, avant une visioconférence des 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE. Si l'UE se montre unie face à la Chine, cela peut avoir un effet, a-t-il expliqué. M. Maas a écarté l'idée d'éventuelles sanctions contre Pékin, comme par exemple l'annulation du Sommet UE-Chine, prévu à Leipzig le 14 septembre, lors de la présidence tournante de l'UE par l'Allemagne au deuxième semestre 2020. L'objectif doit être de s'assoir à une table de négociation avec la Chine, "pour parler ensemble de sujets désagréables", a ajouté le ministre allemand.
La position de l'UE est claire : le haut degré d'autonomie de Hong Kong et les libertés de ses citoyens "ne doivent pas être vidés de leur substance", a-t-il affirmé. Et l'UE est toujours restée ferme sur ce point : "Il n'y a rien à changer" et les principes de l'Etat de droit doivent être préservés. Le Parlement chinois a adopté jeudi, malgré la menace de sanctions américaines, une disposition controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, en réaction aux manifestations de 2019 dans l'ex-colonie britannique.
Sans surprise, les près de 3.000 députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) ont donné leur feu vert à cette mesure qui a déjà provoqué un regain d'agitation dans la région autonome du Sud de la Chine. Les 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent examiner vendredi la stratégie à long terme de l'Union face à la Chine.
Dans sa lettre d'invitation aux ministres pour cette réunion, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a estimé que l'accession de la Chine au rang de puissance sûre d'elle même et prête à imposer ses volontés était un "test pour les ambitions géopolitiques de l'UE". Lors du Sommet UE-Chine à Leipzig, l'Union espère conclure un accord avec Pékin sur la protection des investissements. Elle veut aussi établir une collaboration plus étroite sur la protection de l'environnement en Afrique.
"L'expérience a montré qu'il était avant tout important de dialoguer avec la Chine", a déclaré M. Maas, avant une visioconférence des 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE. Si l'UE se montre unie face à la Chine, cela peut avoir un effet, a-t-il expliqué. M. Maas a écarté l'idée d'éventuelles sanctions contre Pékin, comme par exemple l'annulation du Sommet UE-Chine, prévu à Leipzig le 14 septembre, lors de la présidence tournante de l'UE par l'Allemagne au deuxième semestre 2020. L'objectif doit être de s'assoir à une table...

