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Culture - Tour D’Horizon

Les musées commencent à sortir de leur « sommeil de Belle au bois dormant »

Masque sur le visage, un visiteur déambule entre deux tableaux de Caspar David Friedrich, à la Alte Nationalgalerie. Photo AFP

Au Liban, si les musées (Sursock, national) se préparent pour un déconfinement en douceur et une éventuelle réouverture après le 8 juin, en Europe, aux États-Unis et en Asie, quelques institutions muséales ont déjà repris leurs activités.

Pandémie oblige, les musées dans le monde avaient dû interrompre leurs expositions vers la mi-mars. Et ils commencent, comme d’autres institutions culturelles, à rouvrir leurs portes, dans le cadre des mesures de déconfinement progressif décidées par de nombreux pays comme la France, la Chine, l’Allemagne, la Corée du Sud et la Suisse. Le Royaume-Uni garde ses institutions muséales closes jusqu’en juillet. Aux États-Unis, les musées sont toujours fermés. Le Metropolitan Museum of Art avait prédit des pertes de 100 millions de dollars après la fermeture le 13 mars, et selon l’American Alliance of Museums, les musées à travers le pays accusent une perte de 33 millions de dollars par jour.

À Munich, le musée des Bavarian State Painting Collections accueille un visiteur par 215 m2. Et en Chine, le code QR des visiteurs des musées est scanné pour s’enquérir du passé médical des visiteurs.

L’art sans la foule au musée Giacometti

Le protocole de déconfinement entamé il y a 10 jours en France autorise la réouverture des « petits musées ». La Fondation Giacometti fait partie ainsi des toutes premières institutions françaises à rouvrir après deux mois de confinement à Paris, où les grands musées comme le Louvre restent clos, permettant au public de retrouver le plaisir simple d’admirer des œuvres d’art.

Marquage au sol à l’entrée pour séparer les visiteurs ayant réservé en ligne, horaires aménagés, mise à disposition de gel hydroalcoolique, création d’un audioguide : tout est prévu pour respecter les conditions sanitaires imposées par l’épidémie de coronavirus dans ce musée de 350m2 sis dans un hôtel particulier de style Art déco du quartier du Montparnasse.

À raison de dix personnes toutes les 20 minutes quatre jours par semaine, le musée pourra accueillir trois fois moins de visiteurs qu’avant le confinement.

Le peintre du moment

Vu comme le « peintre du moment à l’heure du coronavirus », avec ses personnages enfermés, solitaires, ses espaces vides, Edward Hopper, exposé à la Fondation Beyeler en Suisse, retrouve son public à la faveur de la réouverture des musées dans le pays.

La fondation sort « de son sommeil de Belle au bois dormant », s’est réjoui son directeur, Sam Keller, dans le communiqué annonçant la réouverture, mais, prévient-il, « le sortilège du coronavirus n’est pas encore passé ». Le musée s’est donc plié aux mesures de protection imposées : distances, masques ou visières en plexiglas pour le personnel, entrée et sortie séparées, tickets avec plage horaire de visite imposée, et nombre quotidien limité de visiteurs : alors qu’avant le confinement, l’exposition tournait à plus de 800 personnes par jour, la jauge est fixée à 300 maximum depuis la reprise, selon un porte-parole de la fondation.

Personnages comme enfermés

Le peintre américain (1882-1967) a vu nombre de représentations de ses tableaux partagées sur les réseaux sociaux ces dernières semaines ou même détournées, comme l’une de ses toiles les plus célèbres :

Nighthawks (Oiseaux de nuit, 1942) dont les personnages accoudés au comptoir d’un bar de nuit ont été gommés par des internautes facétieux pour exprimer le vide du confinement.

Du fait de ces presque deux mois de fermeture, l’exposition a été prolongée jusqu’au 26 juillet, à la grande satisfaction de son commissaire : « Beaucoup a été fait, et il y a un vrai soulagement, pour nous également, de revoir le musée rouvrir. »

À Rome, Raphaël le 2 juin

L’exposition événement consacrée à Raphaël à Rome, grand rendez-vous culturel de l’année en Italie suspendu pour cause de pandémie, rouvrira ses portes au public du 2 juin jusqu’au 30 août, ont annoncé ses organisateurs.

Organisée à l’occasion du 500e anniversaire de la mort du peintre de la Renaissance (1483-1520), l’exposition avait ouvert aux Écuries du Quirinal le 5 mars et devait initialement s’achever le 2 juin, date coïncidant avec les célébrations de la fête de la République italienne.

« L’accueil des visiteurs se fera là aussi en respectant des consignes de sécurité » des plus scrupuleuses « », assurent-ils. Les horaires d’ouverture seront élargis tous les jours de 9 heures à 22 heures.

Outre la prestigieuse galerie des Offices de Florence, le Louvre de Paris, les National Gallery de Londres et Washington, ainsi que le musée de Prado de Madrid ont prêté des œuvres pour cette exposition.

Avec plus de 200 œuvres, dont 120 de Raphaël, elle est l’une des plus grandes expositions jamais consacrées à Raffaello Sanzio, dit Raphaël, qui, avec Michel-Ange et Léonard de Vinci, forme une sorte de trinité des grands maîtres de la Renaissance.

Au Liban, si les musées (Sursock, national) se préparent pour un déconfinement en douceur et une éventuelle réouverture après le 8 juin, en Europe, aux États-Unis et en Asie, quelques institutions muséales ont déjà repris leurs activités. Pandémie oblige, les musées dans le monde avaient dû interrompre leurs expositions vers la mi-mars. Et ils commencent, comme d’autres institutions culturelles, à rouvrir leurs portes, dans le cadre des mesures de déconfinement progressif décidées par de nombreux pays comme la France, la Chine, l’Allemagne, la Corée du Sud et la Suisse. Le Royaume-Uni garde ses institutions muséales closes jusqu’en juillet. Aux États-Unis, les musées sont toujours fermés. Le Metropolitan Museum of Art avait prédit des pertes de 100 millions de dollars après la fermeture le 13 mars, et selon...
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