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Dernières Infos - Liban

Trafic de fuel : la ministre de la Justice réclame des poursuites

La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm. Photo ANI

La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm, a demandé au procureur général, Ghassan Oueidate, d'engager des poursuites contre toute personne impliquée dans le trafic de fuel du Liban vers la Syrie, alors que la question de la contrebande frontalière, un problème endémique, agite la scène politique libanaise depuis plusieurs jours.

Dans son memorandum au procureur général, Mme Najm demande que ces personnes soient poursuivies pour "blanchiment d'argent, car ces opérations constituent des crimes de trafic et d'évasion fiscale en vertu de la loi sur les douanes, les gains enregistrés étant illicites". 

Mercredi, le Conseil supérieur de Défense a annoncé un renforcement des contrôles et des sanctions, au moment où le Liban traverse une crise économique sans précédent depuis trente ans et qui est aggravée par cette contrebande frontalière. 

Ayant renforcé sa présence en plusieurs endroits de la frontière, notamment depuis l’épisode de l’infiltration d’islamistes radicaux de l’État islamique au Liban depuis la Syrie, l’armée libanaise s’est avérée incapable de gérer une frontière-passoire de 360 km et reconnaît implicitement la difficulté de surveiller près de 150 points de passage illégaux entre le Liban et la Syrie. Ces voies d’accès illégales, opératoires depuis des décennies sans qu’aucun gouvernement n’ait réussi, ou voulu, les colmater, constituent une source d’inquiétude d’autant plus grande qu’elles permettent, en plus du trafic de marchandises, d’exfiltrer dans les deux sens des personnes, ce qui constitue un trafic risqué en temps de propagation du Covid-19.

Ce dossier polémique des voies de passage illégales et les scandales sur la contrebande florissante entre les deux pays sont de nouveau au cœur de l’actualité, notamment après l'intervention du chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea et la diffusion d'un reportage télévisé dévoilant les dessous de la contrebande de farine et de mazout acheminés en Syrie, ainsi que de récentes déclarations du secrétaire adjoint américain aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker. L'importation par le Liban de fuel et de farine a fait l'objet d'un mécanisme monétaire spécial mis en place par la Banque du Liban pour en faciliter le financement de sorte que la contrebande entraîne des pertes importantes pour le Trésor libanais. 

La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm, a demandé au procureur général, Ghassan Oueidate, d'engager des poursuites contre toute personne impliquée dans le trafic de fuel du Liban vers la Syrie, alors que la question de la contrebande frontalière, un problème endémique, agite la scène politique libanaise depuis plusieurs jours.Dans son memorandum au procureur général, Mme Najm demande que ces personnes soient poursuivies pour "blanchiment d'argent, car ces opérations constituent des crimes de trafic et d'évasion fiscale en vertu de la loi sur les douanes, les gains enregistrés étant illicites". Mercredi, le Conseil supérieur de Défense a annoncé un renforcement des contrôles et des sanctions, au moment où le Liban traverse une crise économique sans précédent depuis trente ans et qui est...