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Dernières Infos - Chine

Manifestations à Hong Kong : la cheffe de l'exécutif promet une réforme éducative

La dirigeante de l'exécutif pro-Pékin de Hong Kong Carrie Lam lors d'une conférence de presse le 9 juillet 2019. Photo d'archives AFP / Anthony WALLACE

La cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, pro-Pékin, a promis lundi de revoir le système éducatif, estimant que l'enseignement de la culture générale avait contribué à nourrir le mouvement pro-démocratie qui a secoué l'an dernier l'ex-colonie britannique.

"En ce qui concerne la manière, à l'avenir, d'aborder les cours de liberal studies (un cours de culture générale destiné à forger l'esprit critique, NDLR) nous allons certainement clarifier les choses avant la fin de l'année", a-t-elle déclaré dans un entretien publié lundi dans le journal Ta Kung Pao favorable à Pékin.

Alors que les tensions politiques connaissent un regain, ces déclarations risquent de susciter la colère des militants pro-démocratie hongkongais qui redoutent que Pékin ne réduise les libertés dont jouit le territoire. Avec le soutien de Pékin, le gouvernement de Mme Lam tente de faire passer un projet de loi visant à sanctionner toute offense à l'hymne national chinois, tandis que des personnalités proches du pouvoir souhaitent l'adoption d'une loi anti-sédition. Cette nouvelle législation a pour objectif de refréner le mouvement grandissant - en particulier chez les jeunes - en faveur de la démocratie et d'une plus grande autonomie par rapport à la Chine.
Pour l'opposition, ces lois vont réduire la liberté d'expression.

Les écoles et universités de Hong Kong sont parmi les meilleures d'Asie et l'enseignement y connait une liberté inconnue en Chine continentale. Ces cours de culture général ont été introduits en 2009 et les écoles sont libres de choisir la manière de l'enseigner. Ils sont devenus la bête noir des médias d'Etat chinois et de la classe politique pro-Pékin qui réclament une éducation plus patriotique. 

Dans son entretien, Mme Lam estime que ces cours permettent aux enseignants de promouvoir leurs partis pris politiques et qu'ils doivent être mieux surveillés par le gouvernement.

Hong Kong a connu de juin à décembre 2019 des manifestations monstres, accompagnées d'affrontements entre radicaux et policiers, pour dénoncer l'influence de Pékin. Plus de 8.000 personnes ont été arrêtées. Environ 17% étaient des élèves du secondaire. Un certain calme est revenu en raison des arrestations massives et du début de la pandémie de coronavirus. Mais la métropole financière ayant réussi à juguler pour l'instant cette pandémie, des mouvements de contestation limités ont refait leur apparition ces deux dernières semaines. Dimanche, la police a pourchassé des manifestants pro-démocratie dans plusieurs centres commerciaux de la ville et procédé à de nombreuses arrestations, dont beaucoup de jeunes.

La cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, pro-Pékin, a promis lundi de revoir le système éducatif, estimant que l'enseignement de la culture générale avait contribué à nourrir le mouvement pro-démocratie qui a secoué l'an dernier l'ex-colonie britannique."En ce qui concerne la manière, à l'avenir, d'aborder les cours de liberal studies (un cours de culture générale destiné à forger l'esprit critique, NDLR) nous allons certainement clarifier les choses avant la fin de l'année", a-t-elle déclaré dans un entretien publié lundi dans le journal Ta Kung Pao favorable à Pékin.
Alors que les tensions politiques connaissent un regain, ces déclarations risquent de susciter la colère des militants pro-démocratie hongkongais qui redoutent que Pékin ne réduise les libertés dont jouit le territoire. Avec le soutien...