Le gouvernement a approuvé, sur la base d’une demande formulée en ce sens par le ministre des Télécoms, Talal Hawat, la récupération provisoire par l’État des deux réseaux de téléphonie mobile Mic 1 et Mic 2 gérés jusque-là par l’égyptien Orascom depuis 2009 pour Alfa, et le koweïtien Zain depuis 2004 pour Touch, et dont les contrats, unilatéralement prorogés par l’État depuis fin 2015, étaient arrivés à expiration le 31 décembre dernier. La prorogation des contrats avait été effectuée consécutivement à l’annulation de l’appel d’offres pour les remettre en jeu à la fin 2015. Les deux opérateurs emploient environ 2 000 salariés, selon les chiffres du ministère, et leurs contrats évoluent jusqu’à présent en pleine zone grise, faute de décision tranchée concernant leur sort. La restitution à l’État de la gestion de ces réseaux était l’une des revendications du mouvement de contestation contre la classe dirigeante.
La ministre de l’Information Manal Abdel Samad a toutefois précisé que la gestion de ces deux réseaux a été transférée « provisoirement » au ministère des Télécoms, qui est chargé de préparer un nouveau cahier des charges pour un appel d’offres international pour la gestion et l’exploitation de ces réseaux dans un délai de trois mois.
Le gouvernement a également annoncé une prolongation jusqu’au 31 décembre prochain du contrat liant l’État à LibanPost. Un cahier des charges devra être élaboré d’ici là pour un appel d’offres, a indiqué Mme Abdel Samad.
Enfin, le ministre de l’Éducation Tarek Majzoub a annoncé l’ouverture dès demain du dépôt des candidatures pour les personnes souhaitant intégrer le conseil d’administration de la seule chaîne publique libanaise, Télé-Liban.
Le fuel frelaté
Également évoqué lors du Conseil des ministres, le dernier scandale autour de l’affaire du fuel défectueux destiné à Électricité du Liban, qui fait polémique sur la scène locale.
Le premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, a lancé un mandat d’arrêt contre le représentant de l’entreprise publique algérienne Sonatrach au Liban et plusieurs employés de la société libanaise d’inspection PST dans le cadre de cette affaire. Selon des informations de la chaîne locale LBCI, ils ont avoué avoir versé des pots-de-vin.
Plus tôt dans la journée, le procureur financier Ali Ibrahim avait engagé des poursuites contre dix compagnies d’hydrocarbures, dans le cadre de cette affaire, pour « détournement de fonds publics et enrichissement illicite », avant de transférer le dossier au premier juge d’instruction par intérim à Beyrouth, Charbel Abou Samra.


pour le moins s'assurer des "representants" et/ou associes libanais des Ste qui participeront a l'appel d'offre , qui sont ils ? a quels partis politiques appartiennent ils ? a quel zaim doivent ils obedience ?
12 h 26, le 06 mai 2020