Le chef de la diplomatie libanaise, Nassif Hitti. Photo Dalati et Nohra
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Nassif Hitti, s'est entretenu lundi au téléphone avec son homologue britannique, James Cleverly, du plan de relance approuvé par l'exécutif pour redresser l'économie du pays du Cèdre, qui connaît sa pire crise économique de ces trois dernières décennies. Lors de cet entretien, M. Hitti a assuré que le Liban était engagé à mener "des réformes économiques constructives pour relancer l'économie libanaise et trouver une solution aux répercussions sociales de la crise, notamment en ce qui concerne le chômage et l'inflation".
Au cours de cet appel, le chef de la diplomatie libanaise a évoqué avec le secrétaire d'Etat britannique pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord les moyens qui seront déployés par le Liban pour faire face aux défis socioéconomiques et sanitaires que connait le pays. Les deux diplomates se sont dans ce contexte mis d'accord sur l'importance du rôle du Groupe international de soutien au Liban (GIS) dans la sortie de crise.
Le gouvernement libanais a paraphé vendredi une requête officielle qui sera envoyée au Fonds monétaire international (FMI) pour réclamer une aide financière, dans l'espoir de relancer l'économie au bord du gouffre dans un pays secoué par un violent regain de contestation sociale. Cette demande d'aide au FMI entre dans le cadre du plan de réformes approuvé jeudi par l'exécutif. Le Liban, qui a annoncé en mars être en défaut de paiement, croule sous une dette de 92 milliards de dollars, soit 170% du PIB, l'un des taux les plus élevés au monde. Selon des estimations officielles, 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
La semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait déjà fait part de l’intention de la France de tenir une réunion du GIS, une fois levées les mesures de confinement relatives au coronavirus.


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