Des soldats libanais déployés dans une rue de Tripoli, le 28 avril 2020. Photo AFP / Ibrahim CHALHOUB
Après une nuit forte en tensions entre l'armée et les manifestants, un calme précaire prévalait mercredi matin à Tripoli et Mina, au nord du Liban, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Ces derniers jours, les protestataires libanais ont relancé leur mobilisation pour dénoncer une inflation galopante et une dépréciation sans précédent de la monnaie nationale, en pleine pandémie du coronavirus.
La circulation était quasiment nulle dans les deux localités dans la matinée, tandis que les municipalités de Mina et Tripoli ont entamé dans la matinée le déblaiement des rues, afin de les débarrasser des traces des affrontements de la veille. Ces violences ont opposé les contestataires aux forces de l'ordre à coups de pierres et de feux d'artifice pour les uns et de balles en caoutchouc et gaz lacrymogène pour les autres. Ces échauffourées ont fait, selon l'Ani, plus de 30 blessés. La Croix-Rouge libanaise rapporte, elle, avoir transporté six blessés dans les hôpitaux des environs.
Face à une crise économique inédite depuis la fin de la guerre civile (1975-1990) et malgré les restrictions imposées face au coronavirus, la mobilisation populaire déclenchée initialement le 17 octobre 2019 a repris il y a quelques jours contre le pouvoir, accusé de corruption et d'incompétence.

