Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Deriane : Les politiciens sont les principaux responsables de la crise

Le mufti de la République Abdel Latif Deriane. Photo Ani

À l'occasion du début du jeûne du ramadan, qui doit commencer le 23 avril pour les sunnites au Liban, la plus haute autorité de la communauté du pays, le mufti de la République, le cheikh Abdelatif Deriane, s'est adressé aux Libanais, depuis Dar el-Fatwa, accusant les dirigeants politiques d'être responsables de la crise qui plombe le pays.

"Nous sommes responsables de la crise économique et financière et de subsistance dont souffrent des millions de Libanais", a-t-il affirmé", mais c'est "sur les épaules des politiciens que pèse l'essentiel de la responsabilité", nuance le religieux.

Si le cheikh Deriane se dit "prêt à donner sa chance à ce gouvernement, qui se veut expert et compétent", il note "qu'aucun jalon positif ou tangible n'a été posé jusqu'à présent, en termes de réforme ou même de travail dans ce sens". Le mufti Deriane est réputé proche de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, qui a démissionné dans un contexte de révolte populaire en octobre 2019. Le religieux sunnite a apporté un soutien du bout des lèvres au nouveau gouvernement dirigé par Hassane Diab.

Au sujet d'une loi d'amnistie générale dans les prisons libanaises, à laquelle la plupart des responsables sunnites sont favorables car elle pourrait concerner des détenus islamistes appartenant à leur communauté, Abdellatif Deriane a souhaité qu'elle soit "complète et définitive", invitant le Parlement à "considérer avec clémence et rapidité la cause des prisonniers".

Hier, lors de la séance législative que tenait la Chambre des députés exceptionnellement au palais de l'Unesco, le texte controversé sur l’amnistie générale a perdu son caractère de double urgence et a été renvoyé en commission pour un examen plus approfondi.

Le mois de ramadan correspond au neuvième mois lunaire de l'année musulmane et célèbre la révélation du Coran au prophète Mohammad par l'archange Gabriel. Le bureau d'un des principaux représentants de l'islam chiite au Liban, Mohammad Hussein Fadlallah, avait annoncé que le ramadan commencerait le 24 avril pour les fidèles qui le suivent.


À l'occasion du début du jeûne du ramadan, qui doit commencer le 23 avril pour les sunnites au Liban, la plus haute autorité de la communauté du pays, le mufti de la République, le cheikh Abdelatif Deriane, s'est adressé aux Libanais, depuis Dar el-Fatwa, accusant les dirigeants politiques d'être responsables de la crise qui plombe le pays."Nous sommes responsables de la crise économique et financière et de subsistance dont souffrent des millions de Libanais", a-t-il affirmé", mais c'est "sur les épaules des politiciens que pèse l'essentiel de la responsabilité", nuance le religieux.Si le cheikh Deriane se dit "prêt à donner sa chance à ce gouvernement, qui se veut expert et compétent", il note "qu'aucun jalon positif ou tangible n'a été posé jusqu'à présent, en termes de réforme ou même de travail dans ce sens"....