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Dernières Infos - Liban

Chamel Roukoz : L'amnistie générale n'est pas une solution à la surpopulation carcérale

Le député Chamel Roukoz, au siège du Parlement, à Beyrouth, le 10 août 2018. Photo d'archives ANi

Le député libanais Chamel Roukoz a rejeté lundi toute amnistie générale qui serait adoptée dans le pays, estimant que cette démarche "ne résoudrait pas le problème de la surpopulation carcérale". La question polémique de l'amnistie générale est revenue sur le devant de la scène avec la pandémie de coronavirus et la crainte de contaminations dans les prisons libanaises.

"Nous refusons l'amnistie générale et réclamons l'établissement de la justice, afin qu'aucun criminel ne soit innocenté", a écrit M. Roukoz sur son compte Twitter. Et d'ajouter : "L'amnistie générale est un crime à l'encontre du droit et de la justice et elle n'est pas une solution à la surpopulation carcérale ni au fait que les procès n'ont pas lieu".

Plus tôt dans la journée, des proches de détenus se sont rassemblés devant le sérail de Tripoli afin de réclamer l'amnistie générale. Récemment, des émeutes ont éclaté dans plusieurs prisons du pays, lancées par des détenus exhortant le Parlement à adopter une telle amnistie. Il y a plusieurs semaines, le gouvernement avait mis sur pied une commission d'urgence chargée de la lutte contre le coronavirus en prison. Dans ce cadre, le Premier ministre Hassane Diab avait déclaré qu'environ 3000 détenus vont pouvoir sortir des prisons conformément à un mécanisme mis en place par le ministère de la Justice. Une proposition de loi d'amnistie générale, au texte très controversé parce qu'il permettrait notamment d'innocenter des responsables qui seraient accusés de corruption et de crimes financiers, devait être discutée en novembre 2019 au Parlement mais les contestataires libanais étaient parvenus à deux reprises à forcer un report de la séance parlementaire.

Le député libanais Chamel Roukoz a rejeté lundi toute amnistie générale qui serait adoptée dans le pays, estimant que cette démarche "ne résoudrait pas le problème de la surpopulation carcérale". La question polémique de l'amnistie générale est revenue sur le devant de la scène avec la pandémie de coronavirus et la crainte de contaminations dans les prisons libanaises."Nous refusons l'amnistie générale et réclamons l'établissement de la justice, afin qu'aucun criminel ne soit innocenté", a écrit M. Roukoz sur son compte Twitter. Et d'ajouter : "L'amnistie générale est un crime à l'encontre du droit et de la justice et elle n'est pas une solution à la surpopulation carcérale ni au fait que les procès n'ont pas lieu". Plus tôt dans la journée, des proches de détenus se sont rassemblés devant le sérail de...