Un manifestant devant un mur sur lequel ont été collées des pancartes réclamant l'adoption d'une loi d'amnistie, à Tripoli. Photo Ani
Des proches de détenus islamistes se sont rassemblés lundi à Tripoli (Nord), devant le Sérail, pour réclamer une amnistie générale, remise sur le devant de la scène par crainte d'une propagation du coronavirus dans les prisons libanaises surpeuplées.
Les manifestants ont collé sur un mur proche du bâtiment officiel des pancartes réclamant l'amnistie, selon l'Agence nationale d'Information.
Récemment, des émeutes ont éclaté dans plusieurs prisons du pays, lancées par des détenus exhortant le Parlement à adopter une telle amnistie. Il y a plusieurs semaines, le gouvernement avait mis sur pied une commission d'urgence chargée de la lutte contre le coronavirus en prison. Dans ce cadre, le Premier ministre Hassane Diab avait déclaré qu'environ 3000 détenus vont pouvoir sortir des prisons conformément à un mécanisme mis en place par le ministère de la Justice. Une proposition de loi d'amnistie générale, au texte très controversé parce qu'il permettait notamment à des responsables condamnés pour corruption et crimes financiers d'être libérés, devait être discutée en novembre 2019 au Parlement mais les contestataires libanais étaient parvenus à deux reprises à forcer un report sine die de la séance parlementaire.
