Un homme équipé d'un masque de protection contre le coronavirus, le 16 avril 2020 à Rome. Photo REUTERS/Remo Casilli
Quelque 400.000 masques de protection, importés illégalement en Italie par quatre hommes d'affaires chinois les présentant comme des dons mais en réalité destinés à le revente, ont été saisis, a annoncé jeudi la police.
Les entrepreneurs avaient prévu d'importer un total de 5 millions de masques chirurgicaux ou de type FFP2 en l'espace d'une semaine, a avoué l'un d'eux, un Chinois de 26 ans qui s'est rendu à la convocation des enquêteurs à bord d'une limousine avec vitres fumées et chauffeur. Les masques, conformes aux normes en vigueur et arrivés par avion à Milan et Rome, étaient présentés comme des dons mais étaient en fait destinés à la vente directe. Les masques chirurgicaux devaient être vendus au prix de 2 ou 3 euros l'unité, les masques FFP2 4 ou 5 euros.
Les sièges sociaux des entreprises important ce matériel médical étaient fictifs. Quelque 100.000 masques ont notamment été saisis à Turin (nord-ouest) dans un restaurant de sushis actuellement fermé. Une autre cargaison a été interceptée à Naples (sud).
Les masques saisis seront remis à la protection civile italienne, qui les redistribuera en priorité aux hôpitaux et maisons de retraite, a précisé la police.

