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Dernières Infos - Liban

Retour des expatriés : Bassil appelle à donner un délai "suffisant mais limité" au gouvernement

Le chef du CPL, Gebran Bassil, le 15 novembre 2017 à Rome. Photo d'archives REUTERS/Remo Casilli

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil a estimé samedi qu'un retour au Liban des Libanais souhaitant être rapatriés était une question "indiscutable", appelant les responsables à "donner au gouvernement un délai suffisant mais limité dans le temps" pour traiter cette question polémique. 

"Le Liban ne peut pas ignorer ses expatriés", a déclaré M. Bassil, ex-ministre des Affaires étrangères, prenant la parole depuis sa demeure, alors que le pays est confiné pour faire face à la propagation du coronavirus. "Au lieu de perdre du temps en discutant de la possibilité ou pas de rapatrier les expatriés et à faire de la surenchère politique et populaire, il faut mettre sur pied rapidement un mécanisme de retour sûr", a-t-il ajouté. Il a appelé à ce que ce plan ne fasse aucune distinction entre les expatriés souhaitant rentrer, en couvrant les frais de retour. "Le cabinet doit mettre en place un protocole médical, social et financier, et assurer que les personnes puissent passer des tests de dépistage à l'étranger", a-t-il souligné. "Assurer le retour des expatriés est une question indiscutable, ce droit est consacré par la constitution", a ajouté le chef du CPL. Et d'ajouter que les Libanais de la diaspora doivent toutefois comprendre qu'il est impossible de faire revenir tous les expatriés d'un coup, immédiatement, mais qu'une telle procédure doit se mettre en place progressivement. "Il faut donc donner au gouvernement un délai suffisant, bien que limité" pour traiter cette question, a-t-il poursuivi. 

Gebran Bassil a par ailleurs appelé à des discussions bilatérales entre le Liban et la Syrie, demandant à cette dernière d'annuler toutes les mesures empêchant ses ressortissants de rentrer dans leur pays. 

La question du retour des expatriés fait polémique depuis quelques jours, alors que le Premier ministre Hassane Diab avait annoncé que les personnes coincées à l'étranger pourraient revenir après le 12 avril (date prévue jusqu'à présent pour la levée de la mobilisation générale), s'ils n'étaient pas contaminés par le coronavirus.


Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil a estimé samedi qu'un retour au Liban des Libanais souhaitant être rapatriés était une question "indiscutable", appelant les responsables à "donner au gouvernement un délai suffisant mais limité dans le temps" pour traiter cette question polémique. "Le Liban ne peut pas ignorer ses expatriés", a déclaré M. Bassil,...