Un membre du personnel médical au chevet d'un patient, à l'hôpital Casal Palocco, près de Rome, en Italie, le 24 mars 2020. AFP / Alberto PIZZOLI
L'Italie, pays le plus touché par le coronavirus au monde, a augmenté de 64 % le nombre de lits disponibles en soins intensifs, a annoncé mardi un haut responsable gouvernemental, appelant à parvenir à l'autosuffisance dans la production de masques.
"Les lits en soins intensifs dans toute l'Italie sont passés de 5.343 à 8.370, soit une hausse de 64 %", a déclaré lors d'une conférence de presse à Rome le haut-commissaire délégué au coronavirus Domenico Arcuri. Le nombre de lits en pneumologie et en maladies infectieuses est lui passé "de 6.625 à 26.169, soit quatre fois plus", a-t-il ajouté. "Il nous faut plus de matériel, plus de lits, plus de personnel : nous devons mettre en oeuvre une révolution de notre système sanitaire", a estimé le responsable, alors que l'Italie a enregistré plus de 6.000 morts depuis le début de la pandémie.
Il a également estimé à 90 millions le nombre de masques nécessaires par mois pour satisfaire la demande intérieure. "Le secteur textile nous garantira 50 millions par mois, mais il nous en faudra au moins 90 millions", a-t-il détaillé. "Nous comptons sur l'adhésion (au programme de production) d'autres entreprises de manière à devenir autosuffisants", a-t-il ajouté, tablant sur "un horizon de deux mois" pour que l'Italie "dépende de moins en moins des importations, de la compétition entre les pays et de la guerre commercial dans laquelle nous sommes enfoncés jusqu'au cou". En attendant, "8 millions de masques FFP2-3 et 6 millions de masques chirurgicaux arriveront chaque semaine de Chine à partir du 29 mars. Nos avions iront prendre le matériel là où il se trouve", a-t-il expliqué.
Dans le domaine des respirateurs artificiels, "nous sommes passés de 13 à 73 distribués par jour, plus de cinq fois plus", s'est-il réjoui. "C'est encore peu, nous avons confiance dans le fait que ces chiffres peuvent grimper rapidement jusqu'aux objectifs que nous nous sommes fixés".


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