Photo d'archives AFP prise à l'intérieur du Parlement britannique
Un ancien ministre britannique a demandé mercredi que le Parlement cesse de siéger physiquement après qu'une députée et membre du gouvernement a été testée positive au nouveau coronavirus.
Rory Stewart, ancien député conservateur qui est désormais candidat sans étiquette à la mairie de Londres, a affirmé sur Twitter que les membres de la chambre basse du Parlement "devrai(ent) arrêter de se réunir en personne". "Les députés courent un grand risque à cause de contacts très fréquents et des grandes réunions", a-t-il tweeté. "Ils risquent de s'infecter mutuellement au Parlement, puis d'infecter d'autres personnes."
Sa demande intervient après que Nadine Dorries, députée conservatrice et secrétaire d'État à la Santé, a annoncé mardi soir être contaminée par le Covid-19. Elle avait assisté la semaine précédente à un événement en présence du Premier ministre Boris Johnson, mais une source de Downing Street a assuré qu'ils n'avaient pas eu de contact rapproché.
Selon cette même source, le Premier ministre ne présente aucun symptôme et n'a pas besoin d'être testé, bien qu'il continue à suivre de près les recommandations des autorités de santé, se lavant régulièrement les mains.
Une députée de l'opposition travailliste, Rachael Maskell, a cependant expliqué mercredi sur Twitter que le service public de santé britannique (NHS) lui avait demandé de se mettre en quarantaine après un contact avec Mme Dorries la semaine précédente, sans pour autant qu'elle présente des symptômes.
Au Royaume-Uni, le coronavirus a contaminé 373 personnes et fait six morts, selon le dernier bilan émis mardi par les autorités de santé.


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