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Syrie: pas d'accord "total" pour un sommet quadripartite, selon Erdogan


AFP
25/02/2020

L'organisation d'un sommet sur la Syrie réunissant la Turquie, la Russie, la France et l'Allemagne ne fait pas l'objet d'un accord "total", a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan, jetant un doute sur cette réunion annoncée pour la semaine prochaine.

"Il n'y a pas d'accord total" entre le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel d'un côté, et le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine de l'autre, a affirmé le président turc lors d'une conférence de presse à Ankara.

M. Erdogan avait annoncé samedi la tenue d'un sommet quadripartite sur la Syrie le 5 mars, une initiative visant à trouver une solution à la crise dans la région d'Idleb (nord-ouest de la Syrie), où une offensive du régime de Damas a provoqué une crise humanitaire. Mardi, il a affirmé que "dans le pire des cas", il pourrait avoir un entretien bilatéral avec le président russe à cette date-là.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a cependant assuré mardi que "la possibilité d'une rencontre multilatérale est en train d'être étudiée". "Il ne s'agit pas de contacts bilatéraux" entre MM. Poutine et Erdogan, a-t-il affirmé à la presse.

"La décision n'a pas encore été prise puisque tous les participants potentiels n'ont pas donné leur accord", a expliqué M. Peskov.

Il a également laissé entendre qu'un sommet tripartite entre la Russie, la Turquie et l'Iran pourrait être organisé à la place d'une rencontre quadripartite.

Depuis 2017, cinq sommets entre M. Erdogan, dont le pays soutient l'opposition syrienne, et les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Hassan Rohani, garants du régime de Damas, ont été organisés.

Le dernier sommet de ce type a eu lieu en septembre 2019 à Ankara.

Les tensions sont montées de plusieurs crans à Idleb depuis le début du mois avec des affrontements inédits entre l'armée turque et les forces du régime de Bachar el-Assad.

Ces combats ont également suscité des frictions entre Ankara et Moscou, qui appuie le régime syrien.

Le président Erdogan a sommé les forces d'Assad de se retirer de certaines zones dans la province d'Idleb d'ici fin février, menaçant dans le cas contraire d'avoir recours à la force.

Quelque 900.000 personnes ont fui les combats à Idleb depuis le déclenchement en décembre de l'offensive du régime qui est déterminé à prendre ce dernier bastion rebelle, majoritairement contrôlé par des groupes jihadistes, en Syrie.

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