Osman Kavala. Photo d'archives AFP
La France est "vivement préoccupée" par la nouvelle arrestation de l'homme d'affaires et mécène Osman Kavala, grande figure de la société civile en Turquie, et appelle Ankara à "respecter ses engagements internationaux", a déclaré jeudi le ministère français des Affaires étrangères.
"La France est vivement préoccupée à la suite de la décision prise le 19 février de placer à nouveau M. Osman Kavala en détention", juste après son acquittement dans un autre dossier, indique la porte-parole du Quai d'Orsay dans un communiqué.
Un tribunal a acquitté mardi M. Kavala et huit autres personnes qui étaient accusés d'avoir "tenté de renverser le gouvernement" pour avoir soutenu des manifestations antigouvernementales en 2013 connues sous le nom de mouvement de Gezi.
Mais avant même de pouvoir quitter la prison où il était incarcéré depuis plus de deux ans, M. Kavala a été placé en garde à vue dans le cadre d'une autre enquête, portant celle-là sur une tentative de coup d'Etat qui a visé le président turc Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016.
La Turquie est régulièrement accusée de porter atteinte aux libertés, en particulier depuis la tentative de coup d'Etat de 2016, suivie d'une implacable répression contre les voix critiques.
"L'acquittement de M. Osman Kavala (...) dans le cadre du procès de Gezi constituait une issue positive", commente la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, en appelant la Turquie à "respecter ses engagements internationaux, notamment la Convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales".
Paris "continuera à suivre avec attention les procès menés contre l'ensemble des représentants de la société civile et des défenseurs des droits de l'Homme en Turquie, en particulier celui de M. Taner Kiliç et de ses co-accusés", souligne-t-elle, en référence au président de la branche locale d'Amnesty International et à d'autres défenseurs des droits humains, jugés par Ankara pour "terrorisme".
Un tribunal a acquitté mardi M. Kavala et huit autres personnes qui étaient accusés d'avoir "tenté de renverser le gouvernement" pour avoir soutenu des manifestations antigouvernementales en 2013 connues sous le nom de mouvement de Gezi.
Mais avant même de pouvoir quitter la prison où il...


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