Le président libanais, Michel Aoun (d), s'entretenant avec le Premier ministre Hassane Diab, le 6 février 2020 au palais de Baabda. Photo REUTERS/Mohamed Azakir
Le Groupe international de soutien au Liban (GIS) a appelé mercredi le nouveau gouvernement à entreprendre un ensemble de réformes crédibles pour mettre un terme aux crises que traverse le pays du Cèdre, tout en réitérant sa volonté de soutenir le Liban.
"Après le vote de confiance, le GIS appelle le nouveau gouvernement libanais à entreprendre rapidement un ensemble de mesures et de réformes substantielles, crédibles et complètes pour arrêter et inverser les crises ainsi que pour répondre aux besoins et demandes du peuple libanais", peut-on lire dans un communiqué du groupe.
Le GIS a été créé en 2013 et est formé des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que de l’Allemagne, l’Italie, l’Union européenne, l’ONU et la Ligue arabe.
Dans son communiqué, le GIS souligne qu'il est "important de regagner la confiance du peuple libanais et celle de la communauté internationale ainsi que de débloquer une future assistance internationale au Liban". Le groupe de soutien appelle "toutes les forces politiques et les dirigeants du Liban à soutenir en priorité des réformes dans l'intérêt du peuple et du pays".
"Le GIS réaffirme sa volonté de soutenir le Liban alors qu'il entreprend des efforts pour restaurer la stabilité économique et la crédibilité du secteur financier, qu'il effectue un examen critique du budget 2020, qu'il met en œuvre des réformes sectorielles clés comme le secteur de l'énergie, et qu'il adopte et met en œuvre de lois régulant de manière effective les marchés publics, ajoute le communiqué. Le GIS réaffirme également sa volonté de soutenir les efforts crédibles des responsables au sein du gouvernement pour lutter contre la corruption et l'évasion fiscale".
"Le GIS réaffirme la nécessité de protéger la stabilité interne et le droit de manifester pacifiquement. Il réitère l'importance pour le Liban de mettre en œuvre les résolutions 1701 (2006), 1559 (2004) du Conseil de sécurité et d'autres résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, ainsi que l'Accord de Taëf et la Déclaration de Baabda et ses engagements pris lors des conférences de Bruxelles, Paris et Rome", conclut le communiqué.

