Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt. Photo d'archives Ani
Le leader libanais druze Walid Joumblatt a implicitement critiqué le Courant patriotique libre de Gebran Bassil pour sa gestion du portefeuille de l'Energie, appelant le nouveau gouvernement de Hassane Diab à inclure la question de la production électrique dans sa déclaration ministérielle en vue de trouver une solution à ce dossier.
"Nous espérons que la déclaration ministérielle incluera les demandes des citoyens qui vont crescendo de jour en jour et qu'elle précisera de manière claire la manière de réformer le secteur de l'électricité, sachant qu'on a l'impression que les navires-centrales turcs appartiennent désormais à Electricité du Liban et à ceux qui en ont le monopole depuis des années, comme n'importe quel (propriétaire) de générateur illégal, ce qui explique le coût élevé de production et les gains démesurés", écrit le chef du Parti socialiste progressiste sur Twitter.
Le ministère de l'Energie était détenu ces dernières années par des ministres issus du CPL. Le ministre actuel, Raymond Ghajar, était le conseiller du chef du parti aouniste, qui a lui-même dirigé ce ministère également.
La location de navires-centrales turcs par l'Etat afin d'assurer une production supplémentaire de courant électrique a été décidée par les ministres aounistes, un choix régulièrement critiqué par leurs opposants, notamment Walid Joumblatt.
La commission ministérielle en charge de la rédaction de la déclaration du nouveau gouvernement n'a toujours pas achevé son travail. Le Premier ministre a dit espérer atteindre cet objectif en fin de semaine afin de pouvoir demander la confiance du Parlement la semaine prochaine, à l'heure où le Liban traverse une crise économique et financière inédite depuis 30 ans, couplée à un soulèvement populaire déclenché le 17 octobre dernier.

