Le president de l’Association des banques du Liban, Salim Sfeir. Photo d'archives Mohammad Azakir/Reuters
Le président de l'Association des Banques du Liban (ABL), Salim Sfeir, a affirmé vendredi qu'aucun "haircut" (ponction) ne sera effectué sur les dépôts enregistrés dans les banques libanaises dont il a assuré la pérennité, dans un contexte marqué par une contraction de l’économie et une baisse des dépôts bancaires.
Cette possibilité est revenue à de nombreuses reprises dans le débat public, les établissements libanais étant en effet les principaux détenteurs de la dette publique libanaise qui, à près de 90 milliards de dollars à fin novembre 2019, soit 150 % du PIB, a atteint un niveau insoutenable pour le pays.
"Les dépôts existent et ne seront pas touchés", a déclaré M. Sfeir à l'issue d'un entretien "positif" avec le ministre des Finances, Ghazi Wazni. "Il n'y a pas de 'haircut' et je vous demande de ne plus dire l'inverse", a-t-il ajouté.
Selon des informations de la chaîne locale LBCI, une entente a été conclue sur une baisse significative des taux d'intérêt, aussi bien sur les dépôts que les prêts, afin de réactiver l'économie, aider les emprunteurs et alléger le fardeau pour les finances publiques.
Jeudi soir, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a une nouvelle fois affirmé l’opposition de la BDL à la possibilité qu’un "haircut" sur les dépôts enregistrés dans les banques libanaises soit effectué pour éviter une faillite des banques et de l’État.

