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Coronavirus: trois Japonais évacués de Wuhan infectés, deux autres ont refusé les tests


Les ambulances arrivent à l'aéroport de Haneda, à Tokyo, le 30 janvier 2020. AFP / JIJI PRESS / STR

Trois des plus de 400 Japonais rapatriés de Wuhan sont contaminés par le coronavirus apparu dans cette métropole du centre de la Chine, ont annoncé jeudi les autorités nippones, dans un contexte de critiques accrues concernant les mesures de quarantaine minimales autorisées par la loi japonaise.

Ces nouveaux cas ont été annoncés jeudi, comme un nouveau vol d'évacuation de Japonais est arrivé à Tokyo, et viennent s'ajouter à trois cas de contamination locales.

Ces trois personnes vont être traitées dans un hôpital de Tokyo spécialement préparé à l'accueil de ce type de patients, a précisé le Premier ministre Shinzo Abe, également présent au Parlement.

Le ministère de la santé a indiqué jeudi qu'il y avait désormais 14 cas confirmés au Japon, dont deux n'ont pas encore de symptômes de la maladie.

Jeudi, 210 Japonais sont arrivés dans un second avion, et un troisième a décollé de Tokyo pour évacuer d'autres citoyens.

Une douzaine de passagers du premier vol ont été hospitalisés avec divers symptômes, et 26 du deuxième vol ont également été hospitalisés.

Cette deuxième vague de rapatriés porte ainsi à 416 le nombre de ressortissants nippons évacués de cette ville, sur 650 ayant initialement exprimé ce souhait.

Les trois nouveaux cas de coronavirus confirmés portent à 14 le total provisoire au Japon. Sur ces 14 cas, deux ont été avec certitude infectés au Japon: un chauffeur de bus japonais de la région de Nara (ouest) qui a déclaré avoir transporté en janvier deux groupes de touristes chinois de Wuhan, et d'une guide japonaise qui les accompagnait, ont précisé les autorités nippones.

"Avec cette contamination d'humain à humain au Japon (et non en Chine), nous avons atteint un nouveau stade", a souligné M. Kato.

Inquiétudes et critiques

Le Japon ne peut pas confiner de force ses ressortissants rapatriés de Wuhan: la législation du pays ne le permet pas pour des personnes dont les tests sont négatifs, ni même pour ceux diagnostiqués positifs dans le cadre légal général.

Le gouvernement vient de décider de relever le niveau de classification de ce virus en "maladie infectieuse spécifique de catégorie 2" afin d'être en mesure d'imposer l'hospitalisation sous quarantaine à des personnes dont la contamination est avérée. Cependant cette mesure n'entrera en vigueur que le 7 février.

En outre, la loi japonaise autorise une personne à refuser de se soumettre à des analyses médicales: les autorités "peuvent seulement en faire la requête mais elle est non contraignante", explique à l'AFP Kazuo Kabayashi, responsable du département d'hygiène à l'Institut de santé public d'Osaka (ouest).

Parmi les 206 premiers évacués japonais de Wuhan, deux personnes avaient ainsi initialement refusé de subir des tests à leur arrivée à Tokyo, a révélé jeudi le ministre de la Santé. Mais ils ont changé d'avis et accepté d'être testés, ont indiqué ultérieurement des sources officielles.

De telles procédures peuvent paraître laxistes en comparaison de celles d'autres pays: les Etats-Unis ont par exemple placé leurs ressortissants évacués de Wuhan en quarantaine pendant 72 heures au moins, et la France prévoit de le faire pendant 14 jours.

Les inquiétudes et les critiques allaient bon train jeudi sur les réseaux sociaux nippons.

Trois des plus de 400 Japonais rapatriés de Wuhan sont contaminés par le coronavirus apparu dans cette métropole du centre de la Chine, ont annoncé jeudi les autorités nippones, dans un contexte de critiques accrues concernant les mesures de quarantaine minimales autorisées par la loi japonaise. Ces nouveaux cas ont été annoncés jeudi, comme un nouveau vol d'évacuation de Japonais est arrivé à Tokyo, et viennent s'ajouter à trois cas de contamination locales. Ces trois personnes vont être traitées dans un hôpital de Tokyo spécialement préparé à l'accueil de ce type de patients, a précisé le Premier ministre Shinzo Abe, également présent au Parlement. Le ministère de la santé a indiqué jeudi qu'il y avait désormais 14 cas confirmés au Japon, dont deux n'ont pas encore de symptômes de la maladie....