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Le président français appelle à "ne rien céder" à l'antisémitisme



Le président français, Emmanuel Macron, au mémorial de la Shoah, intitulé "Le Mur des Noms", à Paris, le 27 janvier 2020. Photo AFP / POOL / Michel Euler

Le président français Emmanuel Macron a appelé à "ne rien céder" face à "l'insupportable regain de l'antisémitisme", en rendant hommage lundi aux 76.000 juifs déportés de France, 75 ans après la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau.

"Nous traquerons l'antisémitisme, le racisme sous toutes ses formes, la haine qui s'affiche au grand jour, comme celle qui se tapisse dans l'ombre et l'anonymat", a déclaré Emmanuel Macron devant 200 personnes, dont 50 rescapés des camps de concentration, réunies au Mémorial de la Shoah à Paris. "Nous ne cèderons rien", a-t-il insisté, cinq jours après avoir porté le même message de "vigilance" au cours de son voyage en Israël.

M. Macron a de nouveau mis en garde contre "l'insupportable regain de l'antisémitisme dans notre Europe". "868 lieux de culte juifs font l'objet d'une surveillance renforcée, les associations qui appellent à la violence sont dissoutes, des équipes d'enquêteurs spécialisés sont mises sur pied sur tout le territoire et nous poursuivrons", a-t-il notamment expliqué. Il a souligné l'importance du "travail de mémoire et d'éducation" face à ces menaces.

Le président du Mémorial, Eric De Rothschild, a également averti que "ce qui s'est passé il y a 75 ans peut recommencer" car "les démons ne sont jamais malheureusement très loin" et "l'antisémitisme continue de s'épanouir".

Avant son discours, Emmanuel Macron a inauguré le Mur des Noms rénové, qui recense les noms des déportés de France, Français ou étrangers, entre mars 1942 et l'été 1944. Érigé en 2005 dans le quartier du Marais (centre de Paris) et inauguré par l'ancien président Jacques Chirac, ce mur, composé de 222 dalles en pierre, garde la mémoire de 76.000 juifs, dont 11.400 enfants. Quelque 2.500 d'entre eux sont revenus des camps.  Neuf mois de travaux ont été nécessaires pour rénover le mur en y apportant 6.200 corrections dans les noms, les prénoms et les dates de naissances. Trois cent soixante-dix-neuf noms ont été retirés et 226 ajoutés pour tenir compte des recherches menées par les historiens. "Nous voulons un mur vivant, qui intègre toutes les données", a expliqué le directeur du Mémorial, Jacques Fredj.

Le Premier ministre français Edouard Philippe s'est rendu lundi en Pologne pour participer aux cérémonies pour le 75e anniversaire de la libération du camp de la mort d'Auschwitz. Installé en 1940 par l'Allemagne nazie dans le sud de la Pologne occupée, ce camp reste le symbole de l'horreur de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste, pour avoir servi de lieu d'extermination de 1,1 million de personnes, dont un million de juifs.

Le président français Emmanuel Macron a appelé à "ne rien céder" face à "l'insupportable regain de l'antisémitisme", en rendant hommage lundi aux 76.000 juifs déportés de France, 75 ans après la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau.
"Nous traquerons l'antisémitisme, le racisme sous toutes ses formes, la haine qui s'affiche au grand jour, comme celle qui se tapisse dans l'ombre et l'anonymat", a déclaré Emmanuel Macron devant 200 personnes, dont 50 rescapés des camps de concentration, réunies au Mémorial de la Shoah à Paris. "Nous ne cèderons rien", a-t-il insisté, cinq jours après avoir porté le même message de "vigilance" au cours de son voyage en Israël.M. Macron a de nouveau mis en garde contre "l'insupportable regain de l'antisémitisme dans notre Europe". "868 lieux de culte juifs font l'objet d'une...