Parmi les intervenants, on reconnaît Michel Pharaon, Mgr Youssef Absi et Salim Jreissati. Photo ANI
Face à la crise financière, économique et sociale que traverse le pays, l’ancien ministre Michel Pharaon a estimé hier qu’aucune aide internationale ne peut être accordée sans la réalisation de réformes.
M. Pharaon a tenu ces propos au cours de la réunion du Conseil supérieur de la communauté grecque-catholique dont il est vice-président, en présence du président de ce Conseil, le patriarche Youssef Absi, de l’ancien ministre d’État chargé des Affaires présidentielles, Salim Jreissati, et de la nouvelle ministre des Déplacés, Ghada Chreim Ata (de confession grecque-catholique). « Il n’y aura pas de retour d’aides extérieures ni de stabilité intérieure sans des réformes, des changements et une action immédiate pour un plan de salut », a martelé l’ancien ministre. « On ne peut réussir sans appliquer la loi en vue d’empêcher les pratiques ayant conduit le pays à cette situation », a-t-il ajouté.
« Depuis des années, le pays est tombé dans un cercle vicieux auquel il faut apporter des solutions radicales », a prôné M. Pharaon, rappelant que « le Conseil supérieur de la communauté grecque-catholique a mis en garde à maintes reprises contre la colère et la perte de confiance exprimées par le mouvement de contestation en raison de la corruption et de la mauvaise gestion de l’État ».

