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Libye : Haftar doit mettre fin à son attitude "hostile", déclare Erdogan

Les présidents russe et turc, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, à Berlin, le 19 janvier 2020. Photo Sputnik/Aleksey Nikolskyi/Kremlin via REUTERS

Le chef de l'Etat turc a appelé dimanche l'homme fort de l'est libyen, Khalifa Haftar, à mettre fin à son "attitude hostile" dans le règlement du conflit, lors d'une entrevue à Berlin avec son homologue russe.

"Pour parvenir à une solution politique et à la mise en oeuvre des autres phases de la solution, l'attitude hostile de Haftar doit cesser", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors de cet entretien avec Vladimir Poutine, cité par l'agence de presse turque Anadolu, peu avant l'ouverture dans la capitale allemande d'un sommet international visant à poser les bases d'un règlement de la guerre civile en Libye. "Le cessez-le-feu et le retour au processus politique (de réconciliation interlibyenne, ndlr) doivent être garantis au sommet de Berlin afin que la Libye puisse parvenir à la paix", a ajouté le président turc, qui soutien dans le pays le gouvernement Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU mais qui ne contrôle qu'une petite partie du territoire.

Le GNA est en conflit avec le maréchal Haftar, qui lui a bénéficié jusqu'ici dans une large mesure du soutien de la Russie et qui contrôle les trois quarts du territoire libyen.

M. Poutine, lors de la même rencontre à Berlin, s'est lui félicité de la trêve en place entre camps rivaux en Libye depuis le 12 janvier, à l'initiative de l'axe Moscou-Ankara, qui joue désormais jouent un rôle clé dans le conflit. "Même si certains incidents ont toujours lieu, les deux parties ont entendu notre appel et les combats d'ampleur ont cessé", a-t-il dit. Le président russe a dans le même temps reconnu que "tout n'a pas été réussi", dans la mesure où l'homme fort de l'Est libyen a refusé jusqu'ici de signer un accord formel de cessez-le-feu, pourtant présenté par Moscou. "Mais nous ne perdons pas l'espoir que le dialogue sera poursuivi", a ajouté M. Poutine. Le conflit libyen "préoccupe sans doute toute l'Europe, parce que via la porte libyenne, largement ouverte (...) un afflux de réfugiés s'est dirigé vers l'Europe en provenance du Proche-Orient et de l'Afrique", a-t-il souligné.

Même si Moscou dément, La Turquie de M. Erdogan affirme que "2.500 mercenaires du groupe Wagner", une société militaire privée russe, se battent aux côtés des forces de Haftar, également soutenues par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Egypte.


Le chef de l'Etat turc a appelé dimanche l'homme fort de l'est libyen, Khalifa Haftar, à mettre fin à son "attitude hostile" dans le règlement du conflit, lors d'une entrevue à Berlin avec son homologue russe.

"Pour parvenir à une solution politique et à la mise en oeuvre des autres phases de la solution, l'attitude hostile de Haftar doit cesser", a déclaré Recep Tayyip Erdogan...