Des combattants loyaux au gouvernement libyen reconnu par l'ONU (le GNA) montant la garde sur le toit d'un bâtiment du sud de Tripoli, le 12 janvier 2020. Photo AFP / Mahmud TURKIA
Une conférence internationale sur la Libye sera organisée dimanche à Berlin sous l'égide de l'ONU pour tenter de créer les conditions d'un processus de paix dans ce pays en proie à une guerre civile, a annoncé le gouvernement allemand mardi.
Plusieurs pays y seront représentés, dont la Russie, la Turquie, les Etats-Unis, la Chine ou encore l'Italie et la France, mais un doute plane encore sur la participation des deux belligérants directs sur le terrain, le maréchal libyen Haftar et Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement reconnu par l'ONU (GNA), tous deux invités mais dont la présence n'est pas à ce stade confirmée. Cette rencontre, qui se déroulera à la chancellerie allemande, entre dans le cadre du processus engagé par l'ONU pour parvenir à une "Libye souveraine" et pour soutenir "les efforts de réconciliation à l'intérieur de la Libye" même, a indiqué le gouvernement allemand dans un communiqué. Elle aura notamment pour objectif d'aider la Libye à "régler ses problèmes sans influences étrangères" et à "réduire les interventions extérieures", décrypte une source proche des discussions.
La conférence pourrait en particulier déboucher sur un engagement des participants à ne pas livrer d'armes au belligérants pour soutenir la fragile trêve en cours, selon des médias allemands.
La confirmation de sa tenue apparaît comme un nouveau signe d'apaisement dans le conflit en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011, suite à l'entrée en vigueur d'une trêve encore fragile depuis dimanche entre les belligérants sur le terrain. Ce cessez-le-feu a été mis en place à l'initiative de la Turquie, qui soutient le gouvernement de Tripoli dirigé par Fayez al-Sarraj, et de la Russie qui est soupçonnée d'appuyer l'homme fort de l'Est libyen Khalifa Haftar avec des armes, de l'argent et des mercenaires.
Des négociations menées à Moscou entre les deux rivaux libyens ont abouti mardi au prolongement "indéfini" du cessez-le-feu, malgré le refus du maréchal Haftar de signer un accord formel dans l'immédiat. Celui-ci demande quelques jours supplémentaires avant de donner sa décision.
Depuis le début de l'offensive des pro-Haftar sur Tripoli, plus de 280 civils ont été tués tout comme quelque 2.000 combattants, d'après l'ONU. Près de 150.000 Libyens ont été déplacés.

