Le maréchal libyen Khalifa Haftar. Photo d'archives AFP / Abdullah DOMA
La Turquie a demandé samedi à la Russie de convaincre les forces du maréchal Khalifa Haftar de respecter un appel au cessez-le-feu en Libye lancé cette semaine par Ankara et Moscou, mais que l'homme fort de l'Est libyen a déjà rejeté.
"Nous attendons de nos amis russes qu'ils parviennent à convaincre Haftar" de respecter l'appel au cessez-le-feu, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse à Ankara.
Plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est aujourd'hui déchirée entre deux autorités: le Gouvernement d'union nationale libyen (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par le maréchal Haftar. Mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine, dont les pays soutiennent respectivement le GNA et le maréchal Haftar, ont appelé les belligérants à déclarer un cessez-le-feu à partir de dimanche à 00H01. Mais faisant fi de cet appel, le maréchal Haftar a indiqué jeudi qu'il allait poursuivre l'offensive qu'il mène depuis avril contre le GNA, avec l'appui notamment de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de l'Egypte.
M. Cavusoglu a accusé des "pays de la région", une allusion aux parrains arabes de Haftar, mais aussi la France de s'opposer à une trêve. "La France cherche de toute manière à saboter toute initiative dont elle ne fait pas partie", a taclé le ministre turc.
La Turquie a commencé la semaine dernière à déployer des militaires en Libye pour soutenir le GNA dirigé par Fayez al-Sarraj.
Lors de sa conférence de presse samedi, le chef de la diplomatie turque a également affirmé qu'un nouvel accord de cessez-le-feu parrainé par Ankara et Moscou devait entrer en vigueur à 00H01 dimanche à Idleb, dernier bastion rebelle situé dans le nord-ouest de la Syrie.
"Nous espérons qu'il sera durable, cette fois, et que la Russie parviendra à maintenir sous contrôle les forces du régime" de Bachar el-Assad qui bombardent depuis plusieurs semaines cette région, en dépit d'une trêve annoncée en août, a déclaré M. Cavusoglu.
Le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par Damas, a fait plus de 380.000 morts - dont plus de 115.000 civils - et des millions de déplacés et réfugiés.
"Nous attendons de nos amis russes qu'ils parviennent à convaincre Haftar" de respecter l'appel au cessez-le-feu, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse à Ankara.
Plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est aujourd'hui déchirée entre deux autorités: le Gouvernement d'union nationale libyen (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par le maréchal Haftar. Mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine, dont les pays soutiennent...

