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Crash aérien à Téhéran : parler de missile "n'a aucun sens", dit l'Iran

Les débris de l'avion qui s'est écrasé près de l'aéroport de Téhéran, le 8 janvier 2020. AFP

Les autorités iraniennes ont réagi jeudi à des "rumeurs" de frappe de missile sur l'avion ukrainien qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran, affirmant qu'elles n'avaient "aucun sens".

"Plusieurs vols intérieurs et internationaux volaient au même moment dans l'espace iranien à la même altitude de 8.000 pieds, et cette histoire de frappe de missile sur l'avion ne peut pas du tout être correcte", indique un communiqué sur le site du ministère des Transports iraniens. "De telles rumeurs n'ont aucun sens", ajoute le texte, qui cite Ali Abedzadeh, président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO) et vice-ministre des Transports.

M. Abedzadeh réagissait à des rumeurs sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Boeing 737 d'Ukraine Airlines International aurait été touché par un missile tiré par les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne.

A propos des boîtes noires de l'appareil, retrouvées dès mercredi, M. Abedzadeh déclare que "l'Iran et l'Ukraine ont les moyens de télécharger [les] informations" qu'elles contiennent.

"Mais si des mesures plus spécialisées sont nécessaires pour extraire et analyser des informations, nous pouvons le faire en France ou dans d'autres pays", dit-il.

Mercredi, l'agence Mehr, proche des ultraconservateurs, avait cité des propos de M. Abedzadeh selon lesquels l'Iran "ne donnerait pas les boîtes noires [...] aux Américains".

Sans démentir explicitement cet article, le communiqué du ministère rejette "les rumeurs sur la résistance de l'Iran à livrer les boîtes noires [...] aux Etats-Unis".

Rien n'oblige formellement l'Iran à faire analyser ce matériel aux Etats-Unis, mais tout pays n'en ayant pas les moyens techniques peut confier la tâche à un des rares en capacité de le faire (Etats-Unis, Allemagne et France, notamment).

Selon les premiers éléments de l'enquête de la CAO, le vol PS752 d'UIA qui s'est écrasé mercredi peu après son décollage de Téhéran, avait fait demi-tour après un "problème" et un incendie à bord.

Le drame, qui a fait 176 morts, s'est produit sur fond de graves tensions entre Téhéran et Washington, et peu après le tir de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

Rien n'indique cependant que ces événements soient liés et le président ukrainien Volodomyr Zelensky a mis en garde mercredi contre toute "spéculation".

Jeudi néanmoins, Kiev a indiqué étudier sept pistes parmi lesquelles celle d'un tir de missile, d'un attentat ou d'un problème technique.

Les autorités iraniennes ont réagi jeudi à des "rumeurs" de frappe de missile sur l'avion ukrainien qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran, affirmant qu'elles n'avaient "aucun sens"."Plusieurs vols intérieurs et internationaux volaient au même moment dans l'espace iranien à la même altitude de 8.000 pieds, et cette histoire de frappe de missile sur l'avion ne peut pas du tout être correcte", indique un communiqué sur le site du ministère des Transports iraniens. "De telles rumeurs n'ont aucun sens", ajoute le texte, qui cite Ali Abedzadeh, président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO) et vice-ministre des Transports.M. Abedzadeh réagissait à des rumeurs sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Boeing 737 d'Ukraine Airlines International aurait été touché par un missile tiré par les...