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Des dizaines de manifestants ont tenu un sit-in jeudi matin devant le siège principal d'Electricité du Liban à Beyrouth afin de protester contre l'accroissement du rationnement dans l'alimentation du courant électrique, en raison de la baisse du niveau de production.
Les protestataires ont empêché les employés de la compagnie d'accéder à leurs bureaux. Des policiers ont été déployés sur les lieux afin d'éviter des dérapages. Un sit-in similaire s'est également tenu devant le siège d'EDL à Saïda, au Liban-Sud, ainsi que devant l'office de Kadicha, au Liban-Nord.

Sit-in devant le siège d'EDL à Saïda, au Liban-Sud. Photo Mountasser Abdallah
L'Électricité du Liban (EDL) a annoncé mardi dans un communiqué la poursuite jusqu’à fin février de la baisse des niveaux de production à 1 500 mégawatts (MW), décidée à la mi-décembre 2019, afin de pouvoir assurer leur « stabilité » le plus longtemps possible, dans un contexte marqué par la lenteur du processus de formation du gouvernement et un mouvement de contestation contre les dirigeants qui se poursuit depuis le 17 octobre. Cette baisse des niveaux de production se traduit par une augmentation du rationnement du courant fourni par EDL, et donc par une augmentation des heures de coupure dans l’ensemble du pays, à l’exception de la capitale.
L’établissement public indique que sa capacité maximale est normalement de 2 000 MW et qu’il est donc capable d’augmenter sa production, mais qu’il ne le fait pas en raison du manque de carburant disponible.

