Un camion déversant de la terre sur une route de Halba, dans le Akkar, le 8 janvier 2020. Photo Ani
Le Liban-Nord restait mobilisé mercredi matin, plus de 80 jours après le début de la révolte populaire contre la classe dirigeante, et plusieurs axes routiers étaient coupés par des manifestants à Tripoli et dans le Akkar, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).
Dans la grande ville du Nord, les contestataires ont coupé la route principale menant au bureau des Finances et ont installé une tente devant l'une des entrées. Ce sit-in a provoqué d'importants embouteillages, qui ont obligé les Forces de sécurité intérieure à se déployer. D'autres axes ont été brièvement fermés, notamment au niveau du carrefour Azmi et du quartier de Zahariyé.
Dans le Akkar, les protestataires occupaient toujours dans la matinée la route principale menant à Halba, qu'ils ont bloquée au moyen d'un muret de terre, de blocs de béton et de pneus. Les manifestants, qui ne laissent passer que les ambulances et les véhicules de l'armée, ont annoncé qu'ils resteraient mobilisés jusqu'à la libération d'un des jeunes impliqués dans la saccage d'une banque de la localité.


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