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Dernières Infos - Liban

Joumblatt : "Quelle fin pour ce mandat" !

Le leader libanais druze Walid Joumblatt. Photo d'archives REUTERS/Philippe Wojazer

Le leader druze et chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a violemment critiqué dans la nuit de dimanche à lundi le mandat du président de la République, Michel Aoun, affirmant qu'il comptait "faire face" au prochain gouvernement "monochrome", alors que le pays est sans cabinet depuis le 29 octobre, date de la démission du Premier ministre sortant, Saad Hariri, sous la pression de la rue.

"Nous avons reçu le message de la moumana'a (l'axe de la "Résistance", dirigé par le Hezbollah au Liban) qui tente de former un gouvernement monochrome qui sera composé d'une majorité de ratés et de vendeurs de terrains et d'autres. Quelle fin pour ce mandat dont nous ne savons plus par qui il est représenté ou dirigé. Faites ce que vous voulez, nous nous abstiendrons à notre façon, et nous ferons face à cette mascarade (...)", a écrit Walid Joumblatt sur Twitter. Le leader druze avait déjà fait savoir que sa formation ne participerait pas au prochain gouvernement qu'est censé former le Premier ministre désigné Hassane Diab. 

Répondant à M. Joumblatt, le ministre sortant des Déplacés, Ghassan Atallah, affilié au Courant patriotique libre fondé par le président Aoun et dirigé par son gendre, le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a critiqué le bilan du leader druze. "Le commerce de terrains est une profession digne. Quant au vol de terrains, certains, qui font la morale, excellent en la matière", a écrit M. Atallah sur Twitter, sans nommer M. Joumblatt.  "Nous attendons de la part de ceux qui comptent s'abstenir (de participer au gouvernement) de nous montrer leurs exploits, alors qu'ils parlent aujourd'hui d'échecs", a-t-il ajouté.

"Tout le problème, toi qui compte t'abstenir, réside dans le fait que tu as toujours fait partie des précédents gouvernements. Tu tentes aujourd'hui de t'y infiltrer, mais cela ne marchera pas. Le gouvernement sera formé sans toi, et c'est là où réside ton problème", a conclu Ghassan Atallah.

Depuis plus de deux mois, les manifestants libanais appellent à la chute de tous les responsables, accusés de corruption et d'incompétence, alors que le pays traverse une grave crise économique et de liquidités. Sous la pression de la rue, le gouvernement de Saad Hariri avait démissionné le 29 octobre. Le 19 décembre, à l'issue de consultations parlementaires, le président Michel Aoun a désigné l'ex-ministre Hassane Diab, appuyé par les partis du 8-Mars, au poste de Premier ministre. Ce dernier a promis la formation d'un gouvernement de technocrates indépendants, comme le réclament les manifestants. Ces derniers rejettent toutefois la nomination de M. Diab qu'ils estiment issu de la même classe politique corrompue dont ils réclament le départ. Ils ont tenu hier un nouveau sit-in devant le domicile de M. Diab, qu'ils ont copieusement hué.

Selon plusieurs responsables et observateurs, la naissance du gouvernement Diab pourrait intervenir dans les prochains jours. 

Le leader druze et chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a violemment critiqué dans la nuit de dimanche à lundi le mandat du président de la République, Michel Aoun, affirmant qu'il comptait "faire face" au prochain gouvernement "monochrome", alors que le pays est sans cabinet depuis le 29 octobre, date de la démission du Premier ministre sortant, Saad Hariri, sous la pression de la rue."Nous avons reçu le message de la moumana'a (l'axe de la "Résistance", dirigé par le Hezbollah au Liban) qui tente de former un gouvernement monochrome qui sera composé d'une majorité de ratés et de vendeurs de terrains et d'autres. Quelle fin pour ce mandat dont nous ne savons plus par qui il est représenté ou dirigé. Faites ce que vous voulez, nous nous abstiendrons à notre façon, et nous ferons face à cette mascarade...